Elections municipales : L’opposition appelle les indépendants à la rescousse





Tunis - Le Quotidien Les crises internes dont souffrent les partis de l’opposition, à des degrés divers, minent leurs préparatifs pour les élections municipales de mai prochain. C’est pourquoi, ces formations politiques d’opposition comptent appeler les indépendants à la rescousse ... La présentation des listes aux prochaines élections municipales devrait, en principe, avoir lieu, début avril prochain, étant donné que le passage aux urnes est prévu pour le 8 mai. S’il est vrai que le Rassemblement Constitutionnel Démocratique n’a aucun souci pour présenter des listes au niveau des 264 municipalités, les partis de l’opposition en revanche ne semblent pas capables, dans le meilleur des cas, de présenter des listes au niveau du tiers des municipalités. En témoignent les résultats obtenus par l’opposition durant les élections de l’année 2000 (243 sièges au sein de 62 municipalités) et de l’année 1995 (six sièges). Les sept nouvelles municipalités créées durant le mandat 2000-2005 ayant à leur tête des délégations provisoires n’ont fait que compliquer la tâche des partis de l’opposition, lesquels ont confirmé leur participation au rendez-vous électoral du 8 mai. Raison pour laquelle, les partis de l’opposition comptent recourir au service des indépendants dans l’espoir d’améliorer leurs résultats. De cette façon, les partis de l’opposition espèrent, selon les observateurs avertis, présenter des listes à raison de deux ou trois municipalités par gouvernorat. * Ambitions Le parti des Démocrates socialistes aspire à améliorer sa représentativité au sein des municipalités dans l’objectif de “consolider la démocratie à l’échelle locale”. Des sources proches du Bureau politique du parti soulignent que le MDS aspire à remporter plus de 80 sièges après avoir remporté 79 sièges au cours des précédentes élections même si la direction du parti craint les retombées néfastes du mécontentement général des militants du Mouvement dû aux nouvelles orientations de la deuxième force électorale du pays et au “parachutage” des têtes de liste durant les législatives d’octobre 2004. Le Parti de l’Unité populaire a déjà annoncé sa volonté de présenter des listes au niveau de 15% des municipalités soit une quarantaine de municipalités, afin d’améliorer sa représentativité laquelle est de l’ordre de 42 conseillers municipaux à travers tout le pays. De son côté, l’UDU (Union démocratique unioniste) souhaite dépasser le cap de 34 sièges obtenus en 2000 d’autant plus que bon nombre de cadres et militants exclus d’autres partis viennent de rejoindre cette formation politique d’opposition d’obédience nationaliste arabe. Le PSL est, selon les observateurs, le parti qui comptera le plus sur les services des indépendants afin de remporter la vingtaine de sièges auxquels aspirent les libéraux ayant remporté seulement 11 sièges en 2000. W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com