Démission d’une vingtaine de cadres : Le Fatah s’effrite





Des cadres locaux du Fatah ont démissionné de l’un de ses organismes pour protester contre la mainmise des caciques sur le principal mouvement palestinien, ont indiqué hier des responsables. Ramallah - Agences Dix-huit des 37 membres du «Bureau de mobilisation et d’organisation» du Fatah ont démissionné à la suite de désaccords avec le président de cet organisme, Hani Al Hassan, un proche du défunt dirigeant Yasser Arafat, fondateur du Fatah. Les cadres locaux du Fatah s’estimaient marginalisés au sein de cet organisme par les caciques du mouvement rentrés d’exil dans le sillage d’Arafat près la mise en place de l’Autorité palestinienne en 1994. Parmi les cadres du Fatah qui ont présenté leur démission figurent les anciens ministres Qadoura Farès et Jamal Al-Choubaki, ainsi que Husseïn Al-Cheikh, Ahmad Ghaneïm et Ahmed Al-Dik. «Le Bureau de mobilisation et le comité central du Fatah n’ont pas de projet pour réorganiser le mouvement et le remettre sur le bon chemin alors que des échéances importantes comme les élections législatives nous attendent», a déclaré Dik. «Nous ne sommes pas contents des préparatifs entrepris en vue de ces élections et nous ne sommes pas contents de la marginalisation des cadres de l’intérieur», a-t-il ajouté. Dik a appelé à la tenue de «primaires» au sein du mouvement pour désigner ses candidats aux élections législatives prévues en juillet, les premières depuis 1996. Le Fatah est le parti au pouvoir de l’Autorité palestinienne. Il domine le Conseil législatif (CLP, Parlement) avec 62 députés sur 83. Les postes clés au sein du Fatah sont occupés par de vieux compagnons d’Arafat qui ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde que la jeune garde du mouvement qui souhaite un renouvellement de sa direction et la mise en œuvre de réformes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com