Retrait de Gaza : Sharon inébranlable face aux durs du Likoud





Al-Qods occupée-AFP Fort du soutien de l'opinion publique, Ariel Sharon apparaît vendredi plus déterminé que jamais à appliquer son plan de retrait de la Bande de Gaza en dépit du camouflet subi la veille face aux "durs" de son parti, le Likoud. Le comité central du Likoud a voté aujourd’hui en faveur d'un référendum malgré l'opposition du Premier ministre à cette procédure, destinée surtout à empêcher l'évacuation en juillet des colonies de Gaza et de quatre autres dans le nord de la Cisjordanie. Sharon a réaffirmé à cette occasion sa détermination à mettre en application son "plan de redéploiement", dénonçant "des franges extrémistes qui veulent dicter leur politique". "Le gouvernement et le parlement ont pris des décisions difficiles. Elles seront réalisées", a martelé M. Sharon. "Je n'ai jamais cédé à la menace et il n'y a aucune chance que je le fasse aujourd'hui", a-t-il insisté. Il bénéficie sur cette question d'un soutien populaire constant, comme en témoignent deux sondages publiés hier, selon lesquels deux Israéliens sur trois voteraient pour le retrait de la bande de Gaza si un référendum était organisé à ce sujet. Près de 69% des personnes interrogées voteraient pour le retrait et 28% voteraient contre, selon un de ces sondages, publié par le quotidien Haaretz. La résolution, non contraignante, a été votée par les membres du comité central du Likoud, réunis à Tel-Aviv, lors d'une séance tumultueuse marquée par des slogans "Sharon démission" et des quolibets adressés au chef du mouvement, qualifié de "dictateur". Elle appelle "les membres du groupe parlementaire du Likoud à œuvrer pour promouvoir un texte de loi sur un référendum au sujet du désengagement". ______________________ A Propos… 3ème conférence, 3ème duperie Savez-vous que la Conférence de Londres pour le “soutien” de l’Autorité palestinienne qui s’est tenue le 1er mars 2005 sous la houlette du Premier ministre britannique Tony Blair, est la 3ème du genre pavé de vraies fausses convictions de la nécessité d’aboutir à un Etat palestinien? Après la promesse de Balfour qui a vendu la Palestine au prix de gros aux Israéliens en 1917, il y eut une première conférence de Londres présidée par le Premier ministre Chamberlain en 1939 puis une seconde conférence présidée par le PM Attlee en 1946. En 1939, la conférence a duré 40 jours (oui, quarante !), en 1946, elle a duré 3 jours, et en 2005, elle a pris une seule et unique journée pour tout emballer. Parmi les points communs à ces trois conférences, on observe l'absence flagrante des Israéliens et pour cause. Car l’histoire a révélé que, bien avant la tenue de ces conférences, Israël s’est “entendu” sur leurs résultats avec les autorités britanniques et nous savons, de la bouche même de l’un des conseillers du Premier ministre israélien, que la même chose a été observée à propos de la conférence de 2005. Et s’il est évident que les deux premières conférences n’ont eu aucun effet, on se demande pourquoi la 3ème serait différente. Manoubi AKROUT


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com