Annonçant le retrait de ses forces vers la Békaa : Assad dénoue la crise





• Le Président syrien : Il y a eu des erreurs syriennes au Liban Le président syrien Bachar Al-Assad a annoncé qu’il allait redéployer toutes les forces syriennes stationnées au Liban vers la Békaâ, puis vers la frontière syrienne. Le Quotidien-Agences «Dans le prolongement des mesures déjà prises, dans le cadre de l’accord de Taïef (1989), qui est compatible avec la résolution 1559 du Conseil de sécurité, nous allons retirer toutes nos forces stationnées au Liban jusqu’à la Békaâ et ensuite jusqu’à la frontière» syrienne, a affirmé le chef de l’Etat syrien dans une intervention devant le parlement. Sans fixer de calendrier, il a indiqué qu’il «avait convenu avec le président libanais Emile Lahoud de convoquer une réunion du Conseil supérieur syro-libanais dans le courant de cette semaine» pour discuter des modalités du redéploiement des 14.000 soldats syriens au Liban. Al-Assad a affirmé d’autre part qu’il était nécessaire d’identifier les auteurs de l’attentat perpétré contre l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. «Démasquer les auteurs (de l’attentat) est une nécessité syrienne et libanaise», a affirmé le président syrien devant le parlement. «Ce crime a été perpétré pour accroître l’escalade et raviver les sentiments hostiles contre la Syrie», a ajouté Assad. Le président syrien a reconnu cependant que «les pratiques syriennes au Liban n’étaient pas toutes justes. Il y a eu des erreurs qui ont été commises au Liban», a-t-il ajouté. Al-Assad a affirmé, par ailleurs, que la paix au Proche-Orient était irréalisable sans le retour des terres syriennes occupées par Israël. «Nous avons affirmé que la paix ne pourra se réaliser dans la région si nous ne récupérons pas nos terres occupées» par Israël, a dit le président syrien. «Nous avons affirmé que nous étions prêts à reprendre les négociations sans conditions, mais cela ne signifie pas que les règles et les résolutions (internationales) ne devaient pas être appliquées», a poursuivi Assad. Le plateau syrien du Golan est occupé depuis 1967. Les négociations de paix syro-israéliennes sont gelées depuis janvier 2000. * «Puissance occupante» Pour sa part, le président US a estimé que la Syrie représentait un obstacle à la paix dans le Grand Moyen-Orient en raison de son soutien au terrorisme. «La Syrie est une puissance occupante au Liban depuis près de 30 ans et son soutien pour le terrorisme reste un obstacle à la paix dans le Grand Moyen-Orient», a affirmé Bush dans son allocution radio-diffusée hebdomadaire. «Dans le court délai qui s’est écoulé depuis mon retour de ma tournée en Europe, le monde a assisté à des développements remarquables au Moyen-Orient», a affirmé Bush, qui s’est rendu en Europe à la fin février. «Au Liban, des dizaines de milliers de gens sont descendus dans la rue pour protester contre l’assassinat brutal de l’ex-Premier ministre Hariri. Pendant des années, les Libanais ont souffert des conséquences d’une horrible guerre civile et de l’occupation syrienne. Les Libanais qui ont assisté au déroulement des élections libres en Irak, exigent maintenant le droit de décider de leur propre destin, libres de toute domination et contrôle par la Syrie», a-t-il déclaré. «Aujourd’hui, l’Amérique et l’Europe se tiennent ensemble aux côtés des Libanais. Les Etats-Unis et la France ont collaboré étroitement pour obtenir le vote de la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies qui demande que la souveraineté du Liban soit respectée, le retrait de toutes les forces étrangères et que des élections libres et équitables se déroulent sans ingérence étrangère», a-t-il rappelé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com