Troupe de la ville de Tunis : Tous contre le racisme…





La Troupe de la ville quittera pour quelques jours son siège sis à la Rue de Grèce. La raison : une tournée qui fera le bonheur des Tunisiens. «La farce blanche» est à l’origine de ce changement. Signée par Manoubi Laârif, traduite par Taoufik Achour et mise en scène par Mohsen Ben Abdallah «La farce blanche» est l’un des derniers projets de la Troupe de la ville de Tunis qui a choisi de revisiter son répertoire classique. Présentée en avant-première en décembre dernier dans une nouvelle version, «La farce blanche» est un cri contre toutes les formes d’injustice, de la ségrégation et la discrimination qui ont marqué et qui marquent encore le monde. C’est vers la fin des années soixante que cette pièce a été présentée pour la première fois sur les planches du Théâtre municipal. En 2005, la pièce est toujours d’actualité et cette ségrégation que Manoubi Laârif a dénoncée a pris d’autres formes. Avec une lecture moderne liée à la conjoncture politique internationale, le metteur en scène Mohsen Ben Abdallah a soulevé ces problématiques. Slah Rahmouni dans le rôle de ce bourgeois blanc raciste, Mouna Noureddine dans le rôle de l’épouse, Rim Zribi dans le rôle de la fille et Mongi Ben Hafsia campant le rôle du prêtre forment le noyau de «La farce blanche». C’est dans cette famille qu’on décèle différents comportements qui oscillent entre la tolérance et l’acceptation de l’autre (Rim Zribi et Salah Rahmouni après l’opération) et le refus total des droits de l’autre, noir pour Mouna Noureddine et Mongi Ben Hafsia. Ce conflit entre les deux camps, entre deux mentalités est mis en exergue à travers deux autres personnages : Mohsen Zaâzaâ et Amor Zouiten qui défendent les droits des noirs et qui cherchent par tous les moyens à les aider. Qui arrivera à imposer son avis? Peut-on mettre fin à cette mascarade? Les réponses à ces questions et à d’autres seront livrées lors des différentes représentations de la Troupe de la ville de Tunis. Au programme : aujourd’hui à la Maison de la Culture de Kairouan, les 14 et 15 de ce mois au Théâtre de la ville de Tunis, le 21 avril au complexe culturel de Jendouba et le 1er mai à la Maison de la culture de Akouda. D’autres rendez-vous sont en gestation. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com