Redéploiement syrien vers la Bekaâ avant fin mars : Damas fait le premier pas





• Assad au Time : «Je ne suis pas un Saddam Husseïn» Le Haut conseil syro-libanais, présidé par les chefs d'Etat libanais et syrien, a décidé hier de redéployer les forces syriennes stationnées au Liban jusqu'à la plaine de la Békaa (est) avant la fin mars. Le Quotidien-Agences "Le Haut conseil syro-libanais a décidé du redéploiement des forces syriennes jusqu'à la Békaa (...) avant la fin mars 2005", indique le texte, publié après la réunion des présidents libanais Emile Lahoud et Bachar Al-Assad. Les présidents syrien et libanais avaient entamé hier à Damas l'examen des modalités d'un repli des troupes syriennes au Liban, première phase d'un retrait de ces forces, alors que les USA disent vouloir maintenir la pression sur Bachar Al-Assad qui affirme vouloir coopérer. Les entretiens ont commencé en début d'après-midi dès l'arrivée du président libanais Emile Lahoud en Syrie, accompagné du président du Parlement Nabih Berri, du Premier ministre démissionnaire Omar Karamé, du vice-Premier ministre Issam Fares et du ministre des Affaires étrangères Mahmoud Hammoud, selon l'agence syrienne Sana. Le ministre libanais de la Défense Abdel Rahim Mourad avait affirmé avant-hier à la presse à Beyrouth que les 14.000 soldats syriens stationnés au Liban allaient entamer un repli vers la plaine de la Békaa (est), juste après le sommet. Le président Assad a annoncé le retrait en deux étapes de ses troupes du Liban, vers la Bekaa et ensuite vers la frontière syro-libanaise, sous la pression internationale et de la rue à Beyrouth. A Damas, les médias officiels se contentaient d'annoncer laconiquement la réunion du Haut conseil co-présidée par Assad et Lahoud, sans autre commentaire. Pendant ce temps, les Etats-Unis ont manifesté leur volonté de ne pas relâcher la pression sur la Syrie, qui escomptait un allègement de celle-ci après s'être engagée à retirer ses troupes du Liban, jugeant que le discours du président Assad samedi ne contenait que des "demi-mesures". Le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Dan Bartlett, a indiqué, sur la chaîne de télévision américaine Fox, que Washington allait "maintenir la pression" après l'annonce du retrait en deux temps de l'armée syrienne. "Les propos du président Assad samedi étaient en quelque sorte des généralités et des demi-mesures, ce qui est en complète contradiction avec la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'Onu qui appelle à un retrait immédiat", a estimé le responsable américain. "Nous continuerons à faire en sorte qu'ils comprennent clairement (les dirigeants syriens) que la communauté internationale ne va pas rester à l'écart et laisser Assad continuer à agir ainsi en demi-mesures, mais qu'il doit répondre aux demandes internationales", a ajouté Bartlett. Comme pour répondre à ces propos, le président Assad a déclaré à l'hebdomadaire américain Time qu'il n'était pas un "Saddam Hussein" et qu'il voulait coopérer.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com