U.A.P.T.: Flashs en couleurs pour une mémoire vivante





De la Galerie Yahia a été le commencement, le début de l’exposition annuelle de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens. Vingt artistes, diverses expériences… Un flash sur quelques expériences d’un parcours pictural riche et pluriel. Depuis jeudi dernier, la Galerie Yahia, à l'espace commercial Palmarium, porte les couleurs de quelques artistes adhérents de l’Union des artistes plasticiens tunisiens (UAPT). Dans la différence et la diversité, ces artistes dialoguent. A chacun ses propres supports, ses outils, son background et ses références dans lesquels, il développe son approche. Amor Ounissi dans son “Paysage familial” a fait un croisement entre les femmes et les chevaux, les silhouettes peintes sont mi-humaines, mi-animales. C’est le répertoire poétique classique que reprend cet artiste dans sa toile: la femme et l’équitation ont été les thèmes de prédilection des poètes de l’ère pré-islamique et islamique. Eve marque sa présence dans deux autres tableaux signés par S. Baklouti dans “Réflexion” et Ridha Naghmouchi dans “Trois hommes et une femme”. Pour ce dernier, il a choisi de focaliser sur le rapport homme-femme en jetant la lumière sur le portrait d’une femme nue et en particulier sur ses organes génitaux. Cette plongée picturale dans la vie intime de la femme ne continue pas. D’autres vents de créativité soufflent changeant la ligne de cette exposition. “¨O Bagdad” évoque la gloire perdue de l’Irak et en particulier de sa capitale Bagdad qui a connu sa plus grande prospérité à l’ère Abbasside. Berceau de civilisation, cette région fut la première à connaître l’écriture. Ces signes que l’artiste a exploités pour remettre en question l’état actuel de l’Irak en intégrant des fissures, symboles de rupture et de désordre. S’inspirant des jardins suspendus de Babylone, Zakaria Tarafa a repris ce modèle et l’a appliqué sur la médina dans une approche purement architecturales. Fidèle à son répertoire et à son entourage, Houcine Outay, cet artiste kairouanais, a choisi de participer à cette exposition par un tableau où les chevaux sont en libre mouvement. Avec une grande précision et même un plaisir, qui se dégage des couleurs, H. Outay a même peint les nuages de poussière et le reflet du soleil sur ces chevaux de cavalerie, symboles de noblesse et de pur-sang. Hédi Rabiî, Bahija Belkhiriya et Hédia Kahia ont opté pour une vadrouille à Sidi Bou Saïd; chacun à sa manière a exhibé les spécificités et les atouts séducteurs de cette ville de la Banlieue-Nord. “La courtisane” de Fatma Ressaïssi nous esquisse avec ses couleurs chaudes la tenue de cette femme et nous plonge dans cette ambiance “tout feu, tout flamme”, où vivaient ces femmes à cette époque. Mourad Samoud avec “Catastrophe”, Abdellatif Kousseini, dans “L’école”, Salah Baccouche dans “Inspiration”, Khaled Abida, Raja Hajri, Riza Sarsar, Chouaïeb Saïdi… nous dévoilent des bribes de leur aventure avec la palette de couleurs et avec ses toiles vierges. L’art est-il une reproduction de la réalité? Peut-être, mais ce qui est sûr, c’est que chaque artiste a sa propre version du vécu et du vu. Si vous êtes de passage devant cette galerie, n’hésitez pas y à entrer et à jeter un coup d’œil! Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com