Vie politique au Liban : Bush n’exclut pas un rôle du Hezbollah





Le Quotidien-Agences Le président américain George W. Bush a appelé le Hezbollah à désarmer et à rester en dehors de la question israélo-palestinienne, suggérant que le groupe militant chiite pourrait ainsi se débarrasser de son étiquette d'organisation terroriste et gagner le soutien de Washington pour jouer un rôle sur la scène politique libanaise. "Nous considérons le Hezbollah comme une organisation terroriste", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien à la Maison Blanche avec le roi Abdallah II de Jordanie. "Je souhaiterais que le Hezbollah prouve que ce n'est pas le cas en déposant les armes et en ne menaçant pas la paix." Par le passé, ces conditions posées par le président américain ont toujours été ignorées par le Hezbollah. Cheik Naim Kassen, l'un des principaux dirigeants du groupe, a déclaré la semaine dernière que son mouvement ne désarmera pas tant que le conflit israélo-palestinien continue, créant la nécessité pour le Liban de se défendre contre une menace potentielle israélienne. Le Hezbollah est le dernier parti politique libanais à disposer d'une imposante milice armée. Le groupe créé il y a 23 ans dispose d'importants soutiens au sein de la communauté chiite libanaise forte de 1,2 million de personnes. Mardi dernier, près de 200.000 manifestants pro-syriens se sont ainsi rassemblés dans le centre de la capitale libanaise, à l'appel du Hezbollah, pour manifester contre l'"ingérence" étrangère dans le pays du Cèdre et contre une vague de rassemblements hostiles à Damas. Le parti chiite apporte son soutien à Damas, dénonce la résolution 1559 des Nations unies et poursuit la "résistance" contre Israël, notamment en orchestrant des attaques contre l’armée israélienne depuis le Liban.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com