Mohamed Anis Keskès (Pilote au Rallye de Tunisie)/ Objectif : arriver parmi les 40 premiers





Dans moins de deux semaines sera donné le coup d’envoi de la 24ème édition du Rallye Tunisie qui prend de plus en plus d’ampleur et réunit les meilleurs spécialistes du monde. Mohamed Anis Keskès, l’un des pilotes tunisiens les plus doués, en sera à sa troisième participation. Il nous livre dans ce qui suit ses impressions avant de prendre le volant et la route vers les dunes… Mohamed Anis (né le 3 août 1973 à Sfax) est un passionné des sports mécaniques et de moto depuis son enfance. D’ailleurs, ses études étaient guidées par sa passion puisqu’il décrocha le CAP et le BEP en maintenance des véhicules automobiles à Grenoble avant d’obtenir le bac professionnel dans la même spécialité et enfin le BT dans la spécialité électricité et la mise au point moteur en 1997. Il est également fondateur et gérant de la société «Equipement GPL Auto» Mohamed Anis revient sur ses précédentes participations au Rallye de Tunisie : «La première fut en 2003 avec mon co-pilote Ramzi Ateb. Nous avons accompli les trois premières étapes avec réussite (62ème au général), mais le véhicule s’est enlisé dans les dunes à la quatrième étape (El Bourma - El Bourma) et on a abandonné l’aventure. Lors de l’édition 2004, j’ai fait beaucoup mieux avec mon co-pilote Riadh Ben Mlouka puisqu’on a atteint la ligne d’arrivée à la dernière étape (6ème des Tunisiens et 56ème au général). J’espère améliorer ces performances lors de l’édition 2005 qui démarre le 1er avril et j’aurai pour coéquipier Karim Marrakchi». * Avec les moyens du bord Rappelons que cinq équipages tunisiens prendront part au Rallye Tunisie 2005. Après le contrôle technique effectué à Nice et le circuit fermé qui y sera organisé (1er avril), la première étape en Tunisie aura lieu le 3 avril enter le Kef et Tamaghza. L’arrivée est prévue le 11 avril à Jerba. Peut-on s’attendre à voir un équipage tunisien parmi les cinq premiers? Mohamed Anis Keskès estime que c’est très difficile : «Les pilotes qui ont l’habitude de s’imposer disposent de voitures très puissantes qu’on ne peut pas acquérir en Tunisie. A titre d’exemple, la voiture de Stephane Peterhansel coûte environ un million d’euros, alors que la mienne (une Toyota, 6 cylindres, 24 soupapes), ne coûte que 70 à 80 mille dinars car elle est un véhicule de tourisme qu’on transforme avec quelques options particulières. Seule Abla Lassoued dispose d’une voiture d’usine (Mitsubischi) très puissante. Le tout est une question de moyens en plus du métier du pilote. Pour notre part, nous essayons d’aller le plus loin possible avec les moyens du bord». Quel sera l’objectif de l’ambitieux Mohamed Anis Keskès au cours du prochain rallye de Tunisie? Le jeune pilote espère avancer davantage : «Une place parmi les quarante premiers constituera une très belle performance. Si la voiture arrive à tenir, cet objectif sera atteint». Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com