Cinéma : Zoom sur la tristesse et la comédie





Le théâtre El Hamra a abrité mardi dernier la projection de deux films. Il s’agit de “Le pain”, un court métrage du Palestinien Hyem Abbès et “Caro diario”, un long métrage de l’Italien Nanni Moretti. “Le pain” de Hyem Abbès est un court métrage émouvant qui restitue l’ambiance familiale au sein d’un foyer isolé dans la campagne. Dans ce foyer une mère de famille vit avec son enfant et son mari. Elle déploie d’énormes efforts pour s’occuper des tâches ménagères au sein de cette famille. Cette dame fait aussi en sorte que rien ne manque à son enfant. Un jour, elle sort de chez-elle à la recherche du pain, tombe en cours de route sur un accident de la circulation qui emporta son mari. Elle retourne chez elle et annonce la terrible nouvelle à son enfant. Le court métrage finit par une note d’émotion et de chagrin. En effet, le dernier acte du film montre le visage d’un enfant abattu par la tristesse et qui est devenu muet sous l’effet du choc. Le film est aussi subtil. Il est du genre des courts métrages où la priorité est donnée au geste pour exprimer et véhiculer le message. “Le pain” est aussi un court métrage qui veut faire passer un message celui de l’incapacité des démunis à faire face parfois aux malheurs de la vie. * Comédie et pédagogie “Caro diario” est, de son côté, un long métrage du genre pédagogique sur le septième art. Ce film primé lors du Festival de Cannes de 1994 est un long récit sur le travail du réalisateur. Nanni Moretti y traite de nombreux sujets qui se rattachent au cinéma dont la production, la réalisation et l’exploitation même du jury du festival. Il s’est aussi longuement évertué à présenter son personnage, qui est son compagnon de route de longue date. C’était, en quelque sorte une autre façon pour lui d’aborder le cinéma mais cette fois-ci en véritable pédagogue. A travers ce film, Nanni Moretti trace une nouvelle piste pour l’exploration cinématographique, mais finalement il ne donne pas de leçon et ne livre pas non plus de message aux cinéphiles. L'avantage que procure ce film est qu’il propose un autre genre de cinéma. Un genre où le comique et le fantastique dominent le scénario. “Caro diario” devient en fin de compte intéressant à suivre et s’inscrit dans le style des films qui peuvent être classés parmi les archives du septième art. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com