Wolfowitz à la B.M. : Un “triste choix”





Paul Wolfowitz, candidat de Washington à la présidence de la Banque mondiale, est “un triste choix” et il “sera perçu comme un autre pro-consul des Etats-Unis”, estimait hier le Financial Times (FT) dans un éditorial. “George W. Bush, comme les Bourbons, n’apprend rien et n’oublie rien”, affirmait en préambule l’éditorialiste du F.T. d’ordinaire plus modéré dans ses jugements. “Placer l’architecte unilatéraliste de la guerre en Irak à la tête de la première agence de développement multilatéral au monde revient, penseront beaucoup de gens, à mettre un renard aux commandes d’un poulailler”. Cette nomination, ajoutait le quotidien britannique des affaires, est pour le moins “contestable”. Le néo-conservateur Paul Wolfowitz “est loin d’être candidat exceptionnel dont le monde a besoin” à la tête de la Banque mondiale, soulignait l’éditorialiste. “Le fait qu’il n’ait pas d’expérience financière est relativement secondaire, poursuivait-il. Plus important est son manque d'expérience concernant les complexités du développement”. Selon le FT, “le monde considérait une Banque (mondiale) dirigée par Wolfowitz comme rien de plus qu’un instrument de la puissance et des priorités américaines”. “L’impact (d’une telle nomination) sur la légitimité de la Banque (mondiale) serait considérablement dommageable”, soulignait encore le Financial Times.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com