Sommet arabe : Une offre de paix à Israël au menu





Une douzaine de chefs d’Etat et de souverains sont arrivés hier à Alger où ils participeront aujourd’hui et demain à un Sommet de la Ligue arabe, qui devrait être dominé par une réactivation de l’offre de paix à Israël et la réforme de l’Organisation panarabe. Le Quotidien - Agences Le sommet a été précédé par une réunion de deux jours des ministres des Affaires étrangères arabes qui ont adopté un projet de résolution jordanien appelant à soutenir le plan de paix adopté par le Sommet de Beyrouth en 2002. Le document final qui sera soumis aux chefs d’Etat demande à Israël un retrait total des territoires arabes occupés, conformément «au principe de la terre contre la paix». En échange de quoi, les pays arabes «pourraient considérer que le conflit israélo-arabe a pris fin et développer des relations normales avec Israël dans le cadre de la paix globale». Les chefs de la diplomatie arabe exigent de voir Israël se retirer «des territoires arabes occupés, y compris le Golan syrien, jusqu’à la ligne du 4 juin 1967, et des territoires occupés dans le sud du Liban, référence aux positions stratégiques des «Fermes de Chebaa», aux confins de la Syrie, du Liban et d’Israël. Ils exigent aussi l’acceptation d’un Etat palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et à Gaza, avec pour capitale Al Qods-est et une solution juste au problème des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU. La position jordanienne de «paix globale» avec Israël est inspirée par une initiative saoudienne adoptée à Beyrouth en mars 2002, mais rejetée par Israël. Celle-ci proposait à l’Etat juif une paix globale en échange de son retrait total des territoires arabes occupés en 1967. Les chefs d’Etat discuteront également des réformes et du développement du monde arabe et de la Ligue arabe et des questions irakienne, soudanaise et somalienne. Le dossier syro-libanais et la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU demandant à la Syrie de quitter le Liban, n’ont pas été évoqués lors des réunions ministérielles préparatoires. * Amendements Le projet de résolution en 16 points qui sera soumis au sommet préconise des amendements à la charte de la Ligue arabe qui n’a pas subi de changement depuis 60 ans et une refonte de ses structures. Il porte sur la création d’un parlement arabe «indépendant» de la Ligue, qui siégerait à Damas et où les pays arabes seraient représentés par quatre délégués chacun. Une modification des modalités de vote à la Ligue, prévoyant que les questions importantes soient désormais adoptées à la majorité des deux tiers, et non plus par consensus, et que les affaires courantes soient adoptées à la majorité simple, sera également examinée. Le dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, est le premier à être arrivé hier matin à Alger, où il a été accueilli à sa descente d’avion par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Le roi Abdallah II de Jordanie, le président libanais Emile Lahoud et le président émirati Cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane et le Sultan Qabus seront au nombre des absents. Plusieurs personnalités étrangères ont accepté l’invitation du président algérien à assister à l’ouverture du Sommet, certaines devant prononcer un discours à cette occasion. Parmi ces invités figurent le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, le haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne Javier Solana, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero et le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com