Selon la radio britannique : La complicité de Tony Blair dans la guerre en Irak date de 9 mois avant son déclenchement





Le Quotidien-Agences C’est en tout cas ce qui a été révélé avant-hier par la radio britannique lors de son programme «Panorama». Ce fut l’ex-responsable des services de renseignements britanniques, Richard Deer Lev qui annonça la décision au Premier ministre, Tony Blair à la suite d’une visite à Washington. Il lui a fait alors part de la détermination des Etats-Unis à frapper l’Irak et ce 9 mois avant le début du conflit armé. R. Deer Lev avait alors assisté à des réunions à Washington où il a constaté que la guerre était inévitable. Le responsable des services de renseignements britanniques observe en outre que toutes les informations et les données ont été fomentées de telle sorte qu’elle conduirait à l’invasion de l’Irak. Et d’ajouter que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont tout fait pour présenter une vision commune de la question irakienne au mépris du déficit d’informations stratégiques sur l’Irak. La radio britannique cite à cet effet, une note du cabinet du ministre britannique des Affaires étrangères demandant que les informations et les chiffres des deux parties britanniques et américaines soient conformes. Cette note souligne également que la plupart des études de terrain ne progressent point dans la détection des armes nucléaires en Irak. Qui plus est, Robin Cook, l’ex-ministre des Affaires étrangères qui a démissionné en signe de protestation contre la guerre en Irak, affirme que Tony Blair était impulsé par le désir de s’afficher en tant que premier allié de George W. Bush. «Ce faisant Blair savait pertinemment que le président américain œuvrait à changer le régime irakien et non à détecter les armes de destruction massive», ajoute R. Cook. La radio britannique révèle en outre que lors d’une rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères, Jac Straw, le responsable des services de renseignements, R. Deer Lev a soutenu que la menace irakienne est moins importante que celle de l’Iran, de la Corée du Sud et même que celle de la Libye. «Mais cela n’a pas empêché Tony Blair d’insister sur le péril des présumées ADM irakiennes pour justifier la guerre», dit la radio britannique.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com