Malgré les protestations de Tel-Aviv : La Russie négocie la vente de missiles anti-aériens à Damas





Le Quotidien-Agences Le ministère russe de la Défense a confirmé hier que la Russie négociait la vente de missiles anti-aériens à la Syrie en dépit de l'opposition d'Israël à ce marché. "Nous menons actuellement des négociations sur la livraison à Damas de systèmes de défense anti-aériens de courte portée +Strelets+, conçus sur la base de la version modernisée du missile portatif anti-aérien +Igla+", a indiqué un haut responsable du ministère de la Défense cité par l'agence militaire Interfax-AVN. Le haut responsable cité a assuré que ces missiles "Strelets" étaient juchés sur des véhicules militaires mais qu'ils ne pouvaient pas être utilisés en "mode portatif", autrement dit à l'épaule. "Ce genre de système n'est pas mobile, ce ne sont pas des systèmes anti-aériens portatifs, et sans moyens de transports spéciaux leur utilisation est impossible", a ajouté le responsable. Ce dernier a souligné que la Russie n'envisageait pas de livrer de missiles tactiques "Iskander" ou d'autres versions mobiles de ce missile à moyenne portée. Mardi, le Premier ministre israélien Ariel Sharon a déclaré que la Russie lui avait fait savoir qu'elle allait vendre des missiles à la Syrie en dépit de son opposition. Sharon avait ajouté que la Russie lui avait promis de s'assurer que les armes vendues à la Syrie ne tomberaient pas entre les mains de "terroristes". Des informations de presse avaient assuré ces dernières semaines que Moscou comptait signer avec Damas des contrats portant sur la vente de missiles russes, des missiles tactiques Iskander-E ou antiaériens Igla, suscitant les protestations d'Israël et de Washington. Les Russes avaient démenti à plusieurs reprises. Le président russe Vladimir Poutine avait finalement évoqué la possibilité que son pays vende des missiles à la Syrie dans une interview au quotidien israélien Jerusalem Post. "Lorsque nous parlons de la fourniture d'armes aux pays de la région (Moyen-Orient), cette fourniture doit être comprise comme un soutien aux capacités défensives, comme c'est le cas pour la Syrie", avait affirmé Poutine.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com