Cinéma : Zoom sur le romantisme et la violence





Dans le cadre de son cycle cinématographique mensuel, la salle El Hamra a accueilli deux films relevant de deux genres cinématographiques diamétralement opposés. Il s’agit de: “Romantisme: 2 comprimées matin et soir”, un court métrage romantique du Tunisien Mohamed Ben Attia et “La cité des dieux”, un long métrage relatant une histoire d’une extrême violence du Brésilien Fernando Merilles. Quelle trajectoire choisir dans sa vie, dans un monde déchiré par un certain manichéisme qui divise le monde en deux principes opposés: le bien et le mal? Cette question est d’une importance capitale. Les deux films projetés avant-hier soir ont tenté de répondre chacun à sa manière à un aspect ou à un domaine de la vie relevant tantôt du bien, tantôt du mal. En effet, “Romantisme: 2 comprimées matin et soir” d’une durée de 18 minutes a braqué pleins feux sur les conditions romantiques des jeunes en quête d’une vie matrimoniale stable, en somme, une vie normale et respectable. Meryem et Walid, deux jeunes célibataires se rencontrent dans une salle de cinéma puis dans d’autre lieux où ils s’adonnent à un débat fort romantique, avouant leur projet de fiançailles. Ce court métrage de Mohamed Ben Attia nous présente un tableau exhaustif sur le processus les conditions prématrimoniales des jeunes amoureux d’aujourd’hui. Le thème développé par ce film est original. Il est lié à l’actualité et restitue une image assez réaliste d’une catégorie de jeunes célibataires, en proie à une période cruciale de leur vie, celle qui consiste à dépasser les péripéties liées à cet exercice social pour fonder un foyer. * Sadique ! “La cité des dieux”, l’autre film de la soirée, lui, relate au contraire, une histoire violente à la limite du sadisme. la scène se déroule dans un quartier pauvre de Sao Paulo au Brésil où des jeunes démunis se livrent à toutes les formes de délinquance. Dans ce quartier dénommé “La cité des dieux”, titre du film, un jeune surnommé “Petit Zen” s’impose en véritable chef de gang. Redouté et admiré à la fois par ses proches du même gang, il tue ses rivaux, viole, violente et met en place dans ce quartier un véritable cartel de trafic de drogue et un réseau très étoffé de prostitution et de commerce d’armes. Il n’hésite pas non plus à recruter les membres de son gang même parmi les plus jeunes. Finalement, “La cité des dieux” se transforme en un véritable champ de règlement de comptes entre différents gangs. C’est d’ailleurs dans cette anarchie qu’il est tué par les membres de son propre clan. Le plus grand bénéficiaire de ce scénario est un jeune photographe qui réussit à faire fortune en vendant les photos du chef du gang “Petit Zen” et de sa troupe à un journal privé de la place. Inspiré de faits réels des années 60 et 70 au Brésil “La cité des dieux” braque pleins feux sur la situation de nombreuses banlieues pauvres des capitales surpeuplées d’Amérique du Sud comme Sao Paulo, Brazilia, Rio De Janeiro au Brésil ou à Mexico. Le film, sorti en 2004, restitue des faits qui demeurent d’actualités dans cette partie du monde. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com