S.T. : Quand tout va de travers !





Les carences sont un peu partout et il n’est plus difficile de les déceler. A commencer par le bureau directeur qui trouve de la peine à gérer cette situation ou à imposer une nouvelle politique. Le différend entre le président et son bras droit n’a fait qu’amplifier une tension qu’on voulait cacher ou tenter d’apaiser sans en faire une affaire grave qui pourrait aboutir sur une crise. Or, le premier vice-président vient de briser le silence d’une manière jugée pour la plupart des Stadistes exagérée et inopportune, à un moment délicat qui nécessite une union sacrée. Pour sa part, le président, connu pour sa lucidité mais aussi par une certaine passivité, n’a pas réagi et on comprend qu’il ne veut pas en faire une question personnelle et qu’il attendra l’occasion propice pour mettre les choses au point. En attendant, le flou plane sur le club et on arrive péniblement à gérer un quotidien de plus en plus exigeant. Les joueurs le font d’ailleurs comprendre sur le terrain, évoluant sans aucune rage de vaincre ni cette flamme qui faisait la force du groupe. Le rappel de Mghirbi a surtout servi à faire taire les joueurs pour le moment et les obliger à patienter encore concernant le paiement de leurs arriérés. Or, ils sont tous là, mais avec un autre état d’esprit, sans motivation ni engagement total. Des raisons, ils en ont sûrement, mais pas au point de lâcher prise et de se contempler à voir leur club aller de mal en pis. L’arrivée de Mghirbi a plutôt profité aux dirigeants qui vont pouvoir faire taire leurs joueurs pour quelque temps, mais il ne faut pas trop espérer sur le plan technique, et les derniers matches l’ont fait montrer. L’entraîneur stadiste aura encore besoin de temps pour mieux connaître ses joueurs car on ne comprend pas comment il fait confiance à Korbi, Jendoubi et d’autres jeunes n’ayant que peu d’expérience alors que Baghouli, Fodé et Touniche étaient sur le banc. Pour les prochaines journées, les faux-pas seront lourds de conséquences et il va falloir rebondir à temps pour éviter les sueurs froides des ultimes matches. Afin d’y parvenir, beaucoup de choses devront changer au Bardo, à tous les niveaux. Or, ose-t-on voir la vérité en face et aller directement au but ? Le comité directeur a-t-il les moyens pour s’en sortir ? Les joueurs vont-ils enfin être conscients que l’intérêt suprême du club est bel et bien le leur ? Les interrogations sont là, mais les réponses tardent à venir, tout comme ces promesses d’aide qui pleuvent sans effet d’exécution ! Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com