Fréquentations : Les jeunes sont-ils sélectifs ?





En passant devant une bande de jeunes gens, on remarque parfois que l’un d’entre-eux agit comme une star. Ce pseudo-“leader” mène le jeu, dicte ses instructions, impose ses lois et aux autres d’exécuter... Rien d’alarmant si ce chef de bande est une personne digne de confiance. Le cas échéant, la fréquentation d’un tel “leader” devient une réelle source d’inquiétude. Tunis - Le Quotidien Il est difficile par ces temps trop portés sur le paraître de différencier entre le vrai et le faux. D’ailleurs, ce sont les apparences qui attirent en premier lieu. Pourtant “tout ce qui brille n’est pas or”, dit-on. Quand on est encore jeune et que notre expérience est réduite, il est très probable qu’on se trompe sur le compte de quelqu’un. D’où la fréquentation peut être une source de danger et la “chute” très douloureuse. Hichem, 20 ans, élève est conscient du danger qu’il encourt en fréquentant “toutes les catégories de personnes”. Mais cette conscience le pousse aussi à être tout le temps éveillé pour ne jamais être “poignardé dans le dos”. “La fréquentation est une arme à double tranchant. Comme on peut en tirer beaucoup de leçons, on peut aussi pousser notre descente aux enfers”. Mais puisque je suis assez lucide, je fais le tri et j’essaye de garder toujours la tête sur les épaules. Je sais qu’une mauvaise fréquentation peut mener à des drames surtout quand il s’agit d’argent ou de filles. Des êtres dangereux peuvent aussi conduire à des choses immorales”, dit-il. Hichem compte sur son sixième sens et sur son flair pour détecter le danger. Cela dit, il tient compte aussi de l’avis de ses parents. “Mes parents n’interviennent que lorsqu’ils sentent un danger, mais je les rassure en leur disant que je suis bien conscient moi-même”, ajoute-t-il. Haythem, 19 ans, élève, fréquente aussi bien les gens de confiance que les autres. “Un vrai ami pour moi est celui qu’on retrouve dans les moments les plus difficiles. Or ceux qui prétendent être des amis et qui ne sont en réalité que des personnes profiteuses et louches peuvent nous pousser à l’extrême et même nous détruire. Il faut dire que parfois je me fie seulement à l’avis de mes parents pour trancher”, dit-il. Wissem, 19 ans, a bien souffert des fréquentations: “Vols, légèreté des mœurs, médisances...Tout y passe. Une mauvaise fréquentation peut carrément anéantir. Les apparences sont trompeuses et parfois un pseudo-ami entre chez-vous, partage votre repas, écoute vos confidences. Et une fois qu’on a le dos tourné, on est traité des pires qualificatifs, et le comble c’est qu’ils continuent à nous sourire. Je crois que dans le domaine de l’amitié, il faut agir comme si l’on allait se marier. On doit connaître les parents de l’ami, comment il a été éduqué et connaître ses principes dans la vie. S’il est convenable, on le considère comme un ami. S’il ne l’est pas, il doit être écarté de notre vie. Mais cela doit s’inscrire comme une expérience en plus. d’ailleurs, mes parents savent comment je raisonne et ils me font confiance”, dit-il. Maher, 23 ans, agent de bureau “expérimente, teste, s’approche et s’éloigne”. Le jeune homme agit parfois comme un docteur qui diagnostique avant de s’engager. “Les fréquentations peuvent mener à l’enfer. Certains ont l’air d’être méchants, or ils ont un cœur en or et d’autres portent un masque angélique alors qu’ils ne sont que des personnes sans principes ni morale. C’est seulement selon ces critères que je juge les personnes que je fréquente. Il m’arrive aussi d’écouter l’avis de mes parents et de mon frère aîné parce qu’ils ont plus d’expérience que moi”, dit-il. A.C.O


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com