Assad : Nous allons nous retirer du Liban





Le Quotidien-Agences Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a déclaré hier à la presse à Damas que le président syrien Bachar Al-Assad voulait appliquer l'accord interlibanais de Taëf et "poursuivre le retrait du Liban" conformément à cet accord. "Le président Assad a affirmé plus d'une fois, dans son entretien, sa ferme volonté de poursuivre l'application de l'accord de Taëf et de réaliser un retrait syrien du Liban conformément à cet accord", a dit Moussa à l'issue d'une entrevue avec Assad. "Des mesures dans ce sens vont être prises prochainement", a poursuivi Moussa, sans autres précisions. L'accord de Taëf (1989), qui a mis fin à la guerre civile au Liban (1975-1990), prévoit un repli syrien en 1992 dans l'est du Liban et stipule un accord ultérieur sur des points de stationnement d'unités syriennes assorti d'un calendrier pour un retrait total. Assad a estimé en outre que "les relations particulières, positives et de coopération entre la Syrie et le Liban se poursuivront", selon Moussa. D'autre part, "M. Assad accorde un grand intérêt aux résultats de l'enquête" sur l'attentat à l'explosif qui a coûté la vie le 14 février à l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri et à 18 autres personnes en plein coeur de Beyrouth, a indiqué le chef de la Ligue arabe. "Assad a affirmé qu'il soutenait la participation d'une délégation de l'Onu à l'enquête, qui sera dépêchée par Kofi Annan", secrétaire général de l'Onu, selon Moussa. Assad pense qu'il est "dans l'intérêt de tout le monde que l'enquête s'effectue le plus rapidement et le plus efficacement possible afin que le tapage (sur des accusations contre la Syrie) cesse et que les Libanais soient tous rassurés sur la primauté de la loi", a ajouté le responsable arabe. Une équipe chargée par Annan d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri doit se rendre au Liban cette semaine, a indiqué hier un communiqué de l'Onu. L'équipe dirigée par l'Irlandais Peter Fitzgerald est envoyée au Liban "pour enquêter sur les circonstances, les causes et les conséquences du meurtre de l'ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri", précise le communiqué. L'opposition libanaise a accusé le régime libanais et les autorités syriennes auxquelles il est inféodé d'être responsable du meurtre de Rafic Hariri tué par une énorme explosion sur le front de mer à Beyrouth. Depuis l'assassinat de Hariri, la communauté internationale et l'opposition libanaise ont accentué leurs pressions sur la Syrie pour que celle-ci retire les quelque 14.000 soldats qu'elle maintient au Liban et cesse de s'ingérer dans les affaires intérieures de son petit voisin.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com