Un fort séisme ébranle l’Iran : Plus de 380 morts et le pire est à redouter





Un violent séisme a fait plus de 380 morts et 1000 blessés hier près de Zarand, dans le Sud-Est de l'Iran, ont indiqué les autorités en espérant que le bilan ne soit pas bien plus lourd. Le Quotidien-Agences "Nous dénombrons pour le moment 380 morts, 1000 blessés qui ont été hospitalisés et 200 autres qui ne l'ont pas été", a indiqué Mohammad Ali Karimi, le gouverneur de la province de Kerman, la grande ville voisine. La plupart des personnes ont été tuées dans les environs immédiats de Zarand, à environ 70 km au nord de Kerman, par le séisme d'une magnitude de 6,4 sur l'échelle ouverte de Richter survenu à l'aube. Selon le gouverneur, la recherche des morts et des blessés était achevée en début d'après-midi dans la plupart des villages touchés. Cependant, les secours n'avaient toujours pas accédé dans l'après-midi à trois ou quatre villages reculés dans cette région montagneuse et redoutaient ce qu'ils allaient y trouver. "Nous nous attendons à ce que le bilan passe à plus de 500 morts et à entre 4.000 et 5.000 blessés quand nous aurons accès aux villages", a dit un responsable des hôpitaux de la province, Iraj Sharifi. Le gouverneur a toutefois espéré que la population n'était pas très importante à cette époque de l'année dans les villages inaccessibles. "J'espère que le bilan ne s'alourdira pas trop", a-t-il dit. La secousse est survenue à 02H25 GMT (05H55 locales), selon l'Institut géologique américain de Washington, qui en a localisé l'épicentre à 60 kilomètres au nord-nord ouest de Kerman et à environ 200 km de Bam dévastée par un tremblement de terre qui a fait 30.000 morts en décembre 2003. * Désolation Le séisme a semé la désolation, familière aux Iraniens, dont le pays à la jonction de plusieurs failles est soumis à une forte activité sismique. Ainsi le village de Dahouyeh, qui comptait plus de 820 habitants, a été réduit à un amas de briques, a constaté un journaliste de l'AFP. Les secouristes, les militaires, les volontaires qui ont afflué au risque de retarder l'acheminement de l'aide, y retiraient les dépouilles des décombres, devant les villageois criant leur détresse et leur impuissance avant de tomber en état de choc.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com