Liban : Le gouvernement prêt à partir si…





Désavoué par la rue et la multiplication des appels à la démission, le gouvernement libanais pro-syrien s'est dit hier prêt à partir, sous condition, alors que l'opposition souhaite un "cabinet de transition" qui supervise le retrait syrien et prépare les élections. Le Quotidien-Agences "Je suis prêt à démissionner si un accord est trouvé sur un nouveau gouvernement, afin d'empêcher un vide politique", a dit le Premier ministre Omar Karamé. "Dans tous les cas, je demanderai un vote de confiance à l'issue du débat de politique générale qui commencera lundi au Parlement", a-t-il ajouté. Le chef du Parlement, Nabih Berri, a convoqué, à la demande de l'opposition, l'Assemblée nationale à un débat de politique générale à partir de lundi. Ce débat peut être suivi par un vote de confiance, si les députés et le gouvernement le désirent. Dans une première réaction, l'un des ténors de l'opposition, Marouane Hamadé, a déclaré "Il faut que ce gouvernement démissionne, nous ne pouvons pas continuer ainsi". "Il faut mettre fin à cette dictature. Nous voulons un gouvernement au-dessus de tout soupçon qui ne soit pas nommé par le chef des services de renseignement syriens et libanais", a-t-il dit, citant nommément le général Rustom Ghazalé, chef des services de renseignements syriens au Liban, et le directeur général de la sûreté générale libanaise, le général Jamil al-Sayyed, considéré par l'opposition comme l'homme lige de la Syrie au Liban. Hamadé, grièvement blessé dans un attentat le 1er octobre, dont il a accusé les chefs des services de renseignements syriens et libanais, a ajouté que le départ du gouvernement devrait être accompagné de la fin de la tutelle des agents de la Syrie. "La meilleure chose à faire, c'est un gouvernement de transition qui mette à la porte les chefs des renseignements, fasse adopter une nouvelle loi électorale et prépare les élections", prévues au printemps, a-t-il ajouté, souhaitant que ce gouvernement soit "neutre". L'opposition souhaite que ce gouvernement soit chargé de l'enquête internationale sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, tué le 14 février dans un attentat au cœur de Beyrouth, et de programmer le retrait syrien du Liban, selon l'opposition. Un redéploiement syrien "devrait précéder les élections", a déclaré Samir Frangié, membre de l'opposition. Celle-ci a accentué son appel au départ de l'actuel gouvernemnt après l'attentat contre Rafic Hariri, catalyseur de la crise actuelle.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com