L’opposition et le pouvoir libanais préparent l’épreuve de force





Le Quotidien-Agences Le pouvoir libanais pro-syrien et l'opposition fourbissent leurs armes avant une épreuve de force lundi au parlement où sera posée la question de confiance contre le gouvernement, tandis que le camp anti-syrien poursuit avec succès une mobilisation qui ne faiblit pas dans la rue. Les députés de l'opposition ont annoncé leur détermination à obtenir la démission du gouvernement et réclamé le limogeage des chefs des services de sécurité libanais qu'ils accusent de servir d'instrument au maintien de la tutelle syrienne sur le Liban. "Nous réclamons le limogeage des dirigeants de tous les services de sécurité (...) avant même les résultats de l'enquête", pour ne pas avoir empêché cet attentat, ont-ils ajouté. Réunis au domicile du chef druze, Walid Joumblatt, à Moukhtara, dans la montagne druzo-chrétienne, les députés ont indiqué qu'ils allaient déposer lundi une motion de censure contre le gouvernement. Pour sa part, le service de presse du Premier ministre Omar Karamé a précisé dans un communiqué hier qu'il est hors de question que le chef du gouvernement démissionne avant le débat au Parlement. Selon des sources politiques, le gouvernement mise sur la majorité pro-syrienne au Parlement pour faire échec à la motion de censure de l'opposition. De son côté, l'opposition, qui dit disposer de 42 députés (sur 127) mise sur un renversement de tendance en raison de la pression populaire. Le cabinet Karamé avait obtenu fin octobre la confiance avec une majorité restreinte de 59 députés, la plus faible majorité obtenue par un gouvernement libanais depuis la fin de la guerre civile en 1990. "Nous nous acheminons vers un affrontement avec un pouvoir qui se raidit de plus en plus", a déclaré le député d'opposition Antoine Andraos.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com