«O Kult» : Ode à la lumière, ode à la vie





«O Kult», l’exposition photo de Ramzi Derwich, à El Teatro, reprend avec la subtilité d’un puriste invétéré des scènes du quotidien. La démarche en dit long sur un art moins restrictif et moins figé dans ses élans. A priori, c’est la litanie éternelle ! Un artiste qui dénonce l’infamité d’un monde brouillé. Une expo au vitriol, dites-vous? Il ne faut pas se heurter car la vision de l’artiste est beaucoup plus lucide. A priori, c’est une odeur infecte qui se dégage de ces images qui prennent en photos des toilettes et autres ! Ce n’en est point le but recherché par ce puriste invétéré. Ramzi Derwich est un esthète qui choisit cette fois-ci de mous balancer en pleine figure des images de visages humains glacés d’épouvante. Tout autant en détresse respiratoire causée par un quotidien asphyxiant. C’est seul ce contraste noir et blanc qui redonne à l’œuvre lumière et visibilité. Il se trouve aussi que c’est cette rythmicité du geste que l’artiste recherche. Normal ! Ramzi Derwich est avant tout artiste-musicien avant d’être photographe-infographiste. Diplômé en 1997 en violon classique, l’artiste n’a fait que compléter sa formation par d’autres compétences. Entre temps il s’est intéressé à l’image numérique et au traitement de la photo, à la publicité, à l’animation de jeunes, mais aussi à l’économie-gestion. C’est ce qu’on appelle de la polyvalence dans l’art, requise en ces temps où rien ne se suffit à lui-même. Au sens de l’injonction qui dit que «Rien n’est parfait, tout s’étaie et s’entrecroise». Mona Ben Gamra


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com