Le ministre irakien de la Défense veut arrêter Chalabi : Affaire personnelle ou affaire d’Etat





Le ministre irakien de la Défense a indiqué hier vouloir arrêter Ahmed Chalabi qu’il accuse de diffamation à son encontre. Une menace qui n’est pas du goût de tout le gouvernement transitoire qui a nié hier travailler en se sens. Le Quotidien - Agences Le ministre irakien de l’Intérieur Falah Al-Nakib a indiqué hier n ‘avoir pas reçu une demande d’arrêter le politicien Ahmed Chalabi, comme le demandait son collègue de la Défense. “Je n’ai reçu aucune demande de la sorte”, a-t-il répondu, lors d’une conférence de presse, à un journaliste qui lui demandait s’il avait reçu un mandat d’arrêt contre Chalabi. Le ministre irakien de défense Hazem Chaâlane a déclaré à la télévision Al-Jazira que son gouvernement arrêterait prochainement Ahmed Chalabi, qu’il accuse de chercher à entacher sa réputation et celle de son ministère. “Nous allons l’arrêter et le remettre à Interpol (...) il a cherché à ternir (l’image) du ministère de la Défense et la réputation du ministre de la Défense”, a déclaré Chaâlane à la chaîne qatariote. “Nous avons prévu de (l’arrêter) après l’Aïd”, a-t-il dit. * Accusation et contre-accusation Chaâlane n’a pas précisé comment l’homme politique irakien avait tenté de le diffamer, mais un porte-parole du Congrès national irakien (CNI), le parti de Chalabi, a indiqué sur Al-Jazira, que ce dernier “n’avait accusé personne de quoi que ce soit. Il a juste déclaré que des centaines de millions de dollars s’étaient envolés par avion (sans doute en dehors de l’Irak), et a demandé une enquête de l’Etat irakien”, a dit ce porte-parole, Haïdar Al-Moussaoui. Chaâlane a aussi accusé Chalabi, entre autres, d’avoir volé le pain quotidien de 1.500 familles dans l’affaire de la Petra Bank. En 1992, un tribunal jordanien avait condamné par contumace Chalabi à 22 ans de prison pour fraude et détournement de fonds pour un montant de plusieurs centaines de millions de dollars, après la faillite de sa Petra Bank. Chalabi, qui a rejeté ces accusations en les qualifiant de conspiration orchestrée par l’ancien régime irakien de Saddam Hussein et le gouvernement jordanien, a porté plainte contre Amman en août dernier devant un tribunal américain. Chalabi, figure marquante de l’opposition en exil à Saddam Hussein avant l’invasion de l’Irak, est tombé en disgrâce aux yeux des Américains qui l’ont soupçonné d’avoir transmis des informations secrètes à l’Iran. En septembre 2004, un action en justice contre Chalabi, accusé d’avoir fabriqué de la fausse monnaie irakienne, a été abandonnée faute de preuve.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com