Pèlerinage : Sous la pluie, les pèlerins lapident «Les Américains et Israël»





Le pèlerinage touchait hier à sa fin sous une pluie torrentielle. Le Quotidien-Agences Fait rarissime durant le pèlerinage depuis plusieurs décennies, de fortes pluies se sont abattues durant plus d'une heure sur la plaine de Mina, près de La Mecque. De tels phénomènes météorologiques sont rares en Arabie saoudite, l'un des pays les plus arides au monde. Pressés d'achever les rites pour rentrer chez eux, les fidèles ont afflué par dizaines de milliers depuis l'aube vers Mina pour jeter des cailloux sur trois blocs en béton, appelés Jamarat et symbolisant Satan. Nombre d'entre eux ont affirmé ainsi viser les Etats-Unis ou Israël. * Satan, c’est l’Amérique et Israël "J'ai lapidé les trois Jamarat en moins de 15 minutes", dit fièrement Nasser Abdelfattah, un pèlerin égyptien de 31 ans. "Aujourd'hui, Satan c'est l'Amérique et Israël, et j'espère que grâce à Allah nous allons les vaincre", confie-t-il. Abdo Abou Zeid, un Syrien de 38 ans, opine du chef. "L'Amérique et Israël sont les diables, de nos jours", affirme-t-il. "Dans le monde, il y a un seul grand diable, c'est l'Amérique", convient Sukhamat Ali, un pèlerin pakistanais. Sur le parcours des Jamarat, des dizaines d'ambulances et de secouristes se tiennent prêts à intervenir à tout moment. Des policiers s'assurent de la fluidité du mouvement des pèlerins. Une fois la lapidation achevée, les fidèles gagneront La Mecque pour prier dans la Grande mosquée et effectuer sept derniers tours autour de la Kaaba, édifice cubique vers lequel s'orientent les musulmans pour leurs prières. Dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, les pèlerins, qui ont troqué leur Ihram contre leurs habits habituels, font les tours dans la cour de la Kaaba ou sur les deux immenses terrasses circulaires de la Grande mosquée. Dans un message adressé vendredi aux pèlerins, le roi Fahd d'Arabie Saoudite et son prince héritier Abdallah ont fermement dénoncé le terrorisme, affirmant qu'il était étranger aux valeurs islamiques. "Ces actes (terroristes) sont le produit d'une pensée malade, dévoyée, et contraire aux principes de notre religion", ont affirmé les deux dirigeants saoudiens.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com