Alors que Palestiniens et Israéliens renouent le dialogue : Israël reprend les liquidations ciblées





Trois militants palestiniens ont été tués hier dans le nord de la Cisjordanie alors que le gouvernement d'Ariel Sharon a annoncé la suspension des liquidations ciblées dans les secteurs où les policiers palestiniens assurent la sécurité. Le Quotidien-Agences Trois militants palestiniens ont été abattus hier dans la ville de Kalkiliya (nord de la Cisjordanie) par une unité de soldats israéliens habillés en civil, a-t-on appris de sources sécuritaires et médicales palestiniennes. Les trois hommes ont été tués dans une ruelle de la ville par une escouade de soldats israéliens habillés comme des civils palestiniens, selon ces sources. Par ailleurs, une fillette palestinienne de trois ans a été tuée par des tirs de soldats israéliens. Ces nouvelles morts portent à 4.722 le nombre de personnes tuées depuis le début de l’Intifadha en septembre 2000, dont 3.667 Palestiniens. * Déploiement Par ailleurs, la police palestinienne s’est déployée dans le sud de la Bande de Gaza, à la suite d'un accord avec Israël. Le déploiement des policiers palestiniens a eu lieu entre le camp de Boureij, dans le centre de la Bande de Gaza, et jusqu'à Rafah, dans le sud, à la frontière avec l'Egypte, a indiqué hier un haut responsable palestinien. "Les Israéliens ont accepté les déploiements qui auront lieu dans les prochaines 24 heures", a indiqué ce responsable. Dans le nord de la Bande de Gaza, des centaines de policiers palestiniens sont déployés depuis la fin de la semaine dernière, ce qui s'est traduit par une forte diminution des attaques anti-israéliennes. Un proche collaborateur du Premier ministre israélien Ariel Sharon, Dov Weisglass, et le ministre palestinien chargé des négociations, Saëb Erakat, se sont rencontrés hier à Al Qods occupée. Les contacts politiques avaient été officiellement suspendus jusqu'à nouvel ordre par Sharon à la suite d'une attaque au point de passage de Karni, entre le nord de la Bande de Gaza et Israël, qui avait coûté la vie à six civils israéliens. Sharon avait exigé que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, élu le 9 janvier, "commence à agir contre les terroristes" comme condition à une reprise des discussions. "A partir du moment où les responsables palestiniens ont prouvé qu'ils étaient décidés à agir pour empêcher les attaques terroristes, il n'y a plus de raison pour que nous ne relancions pas un dialogue politique", a déclaré le collaborateur de Sharon. Selon lui, les discussions entre responsables sécuritaires israéliens et palestiniens vont permettre le début du déploiement de policiers palestiniens dans le sud de la Bande de Gaza. Il a précisé qu'un haut responsable du ministère de la Défense, le général de réserve, Amos Gilad, allait se rendre "sous peu" en Egypte pour rencontrer le chef du renseignement militaire égyptien, le général Omar Souleimane. * Suspension Sur le front militaire, ce responsable a assuré que l’armée israélienne ne mènerait plus d'opérations de "liquidation ciblée" dans les secteurs où les policiers palestiniens assureront le calme et la sécurité. "En revanche, l'armée israélienne continuera à tout faire pour intercepter des bombes vivantes sur le point de commettre un attentat si les policiers palestiniens ne font rien pour les arrêter", a ajouté ce responsable. Jusqu'à présent, l'armée israélienne a procédé à des éliminations de responsables et de militants du Hamas, du Jihad islamique et des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, ce dernier groupe étant lié au Fatah de Abbas. Les groupes islamistes ont exigé du président de l'Autorité palestinienne qu'il obtienne la garantie par Israël de la fin des opérations de liquidations ciblées, comme une des conditions à leur acceptation d'un arrêt des attaques anti-israéliennes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com