Procédure de développement en Tunisie : Raffarin renouvelle l’engagement de la France





• La Tunisie est engagée à faire du SMSI, un grand succès. • Nous souhaitons voir dans d’autres pays l’expérience tunisienne en matière de lutte anti-terroriste. • Les réformes des pays ne se font pas dans les bureaux, aussi prestigieux soient-ils. Tout en se félicitant des efforts de développements déployés en Tunisie, le chef du gouvernement français a donné des indices positifs sur les perspectives de la coopération tuniso-française. “La Tunisie compte sur la France pour la mobilisation des fonds de l’Union européenne, dans le cadre du suivi du processus de Barcelone”... “Il faut que nous soyons au rendez-vous”. Se voulant plutôt rassurant quant aux perspectives de la coopération tuniso-française, le Premier ministre français, en visite en Tunisie, les 30 et 31 janvier, n’a pas manqué, lors du breifing tenu hier à Tunis, de rappeler l’engagement de la France dans le processus de développement initié en Tunisie. Faisant allusion aux rencontres qu’il a eues avec le Chef de l’Etat et avec des responsables tunisiens, J.P.Raffarin a exprimé sa satisfaction quant à l’avenir du partenariat tuniso-français, au vu des projets et de l’infrastructure mise en place dans le cadre de la coopération bilatérale. “Nous avons défini de grands projets communs dans les domaines scientifique, médical... qui bénéficieront du co-financement tuniso-français”, a précisé le Premier ministre. Rappelant que la Tunisie constitue un marché en pleine croissance et que le partenariat tuniso-français est fort de 1000 entreprises françaises installées en Tunisie, J-P Raffarin n’a pas manqué de souligner les perspectives prometteuses qui s’offrent au partenariat bilatéral. S’agissant de l’engagement européen au développement, dans le cadre du processus de Barcelone, qui fêtera cette année son dixième anniversaire, le Premier ministre français a souligné qu’il comprend le message de la Tunisie qui attend de la France un soutien pour redynamiser l’engagement européen et de défendre la position tunisienne. A ce niveau, le chef du gouvernement français, s’est voulu également rassurant, en déclarant qu’“il faut que nous soyons au rendez-vous”. * Immigration co-choisie Par ailleurs, M. Raffarin a souligné la convergence de vue entre la Tunisie et la France pour ce qui est des questions internationales, qualifiant les deux positions, tunisienne et française, de voisines. A cet égard, le chef du gouvernement français s’est félicité de la politique tunisienne en matière de lutte contre le terrorisme, exprimant le souhait de la France de voir des efforts pareils déployés par d’autres pays. “Le Président Ben Ali a accordé un intérêt particulier à cette question (NDLR, la lutte contre le terrorisme) et nous éprouvons une réelle satisfaction, des efforts tunisiens”, ajoute M. Raffarin. Dans ce même ordre d’idées, le Chef du gouvernement français s’est particulièrement félicité de la détermination de la Tunisie à réussir le Sommet mondial de la Société de l’Information qui se tiendra en novembre prochain en Tunisie, soulignant que “le gouvernement tunisien est engagé à faire de ce rendez-vous, un grand succès”. Sur un autre registre, celui de l’émigration, le Premier ministre français s’est voulu également des plus explicites, en expliquant la politique adoptée désormais par la France, celle de “l’émigration co-choisie”, celle qui tient compte, précise M. Raffarin, “des intérêts des deux pays”. “500 000 emplois sont actuellement vacants en France. Nous avons besoin de l’apport de l’émigration. Mais il faut que cette émigration soit organisée en fonction des besoins de la France et des pays sources”, ajoute le Chef du gouvernement français. A ce niveau, le Premier ministre français s’est montré clair quant à la nécessité de prendre en considération dans le choix à l’émigration des intérêts des pays pourvoyeurs. Ainsi, précise-t-il, “certaines compétences immigrées sont amenées à rester en France, d’autres devraient regagner leur pays au terme d’une formation déterminée”. Le Premier ministre français devait préciser à cet égard, que cette approche diffère de celle du quota, qui ne tient compte que des besoins des pays hôtes, et dont les intérêts sont unilatéraux. * Situation chaotique En réponse à une question sur les élections irakiennes qui ont eu lieu dimanche dernier, le Premier ministre français les a qualifiées “d’encourageantes”, dans le sens qu’elles sont “la manifestation du courage des Irakiens”. Cela constitue, aux dires de M. Raffarin, “Un pas dans la bonne direction”. Toutefois, le Premier ministre français n’a pas manqué de souligner que la situation reste très chaotique”. Par ailleurs, et s’agissant des réformes politiques dont l’Administration US ne cesse d’en rappeler l’urgence pour les pays arabes, le Premier ministre français s’est voulu également très précise en soulignant que “seuls les pays qui font face à des difficultés politiques, peuvent venir à bout de ces difficultés” précisant que “les réformes des pays ne se font pas dans les bureaux, aussi prestigieux soient-ils”. Sabri BRAHEM


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com