Salon du meuble et de l’ameublement : Embarras du choix, qualité et prix peu à la portée





Le 5ème salon du meuble et de l’ameublement a ouvert ses portes depuis jeudi. Une panoplie d’articles sont proposés aux innombrables visiteurs qui apprécient le goût raffiné des produits mais trouvent les prix parfois élevés. Tunis-Le Quotidien Des centaines de visiteurs ont commencé à affluer vers ce centre International des Foires à la Charguia. L’événement est de taille. Il s’agit du cinquième salon de la foire commerciale “Mafrouchet” qui a ouvert ses portes depuis jeudi offrant aux divers visiteurs, dont la plupart sont des femmes, une panoplie d’articles d’ameublement et de décoration. Dans les dédales du salon, sur fond de chansons de Georges Wassouf, plus d’une centaine d’exposants venant de diverses régions offrent aux visiteurs leurs dernières créations marquées cette année, de l’avis de plusieurs témoins, par un goût raffiné et une qualité manifeste. Du moins, en grande partie, tapis, meubles divers, objets de décoration, lustres, rideaux, verre soufflé, tables de nuit, abat-jours et autres articles font l’objet d’un engouement sans précédant des Tunisiens. M. Ahmed Jalel, Egyptien, exposant de meubles de décoration pour le compte de la société Bacha ne cache pas son impression pour le goût des Tunisiens d’une façon générale. “Nous proposons des produits à des prix raisonnables par rapport aux produits importés d’Italie. Les Tunisiens sont impressionnés par nos produits. Ils ont un goût raffiné”. Devant notre sourire, qu’il interprétera peut-être d’une manière erronée, il n’hésite pas à interpeller l’une des dames contemplant un abat-jour en bronze, affiché à 225 dinars. “Comment trouvez-vous nos produits, madame?”. “Fantastiques”, répond-elle d’une manière spontanée ajoutant: “Je n’ai pas cette somme malheureusement”. Comme pour étayer ce témoignage, M. Ahmed Jalel pose la même question à une autre visiteuse accompagnant son mari. “C’est merveilleux”, dit-elle “mais les prix sont très élevés”. M. Jalel ne désempare pas. “Je vous ai posé une question sur la qualité, pour le prix on en discutera”. Il faut dire que l’exposant vend des produits inspirés de l’antiquité mais modernisés: des tables de nuit, des consoles, des argentières. Les prix varient de quelques centaines de dinars à des milliers de dinars selon l’article mais aussi selon son volume. A quelques mètres de l’entrée du hall principal du centre, Amina Bargaoui, une belle et jeune fille dont le goût raffiné est évident de par son choix vestimentaire simple et élégant, expose. Amina, étudiante en 5ème année décoration à l’Institut des Beaux-Arts, propose aux visiteurs, pour le compte de sa mère Zeïneb, des rideaux, des drapages, des voiles, des embrasses, des galans et divers accessoires de décoration intérieure. “Les matières premières sont importées mais le design est effectué par moi-même”, dit-elle. Et d’ajouter: “Nos prix ne sont pas très chers. Actuellement, ce sont les tissus de mousseline aux couleurs changeantes et dégradées qui sont les plus demandées”. Plus loin, Mohamed Hédi et Rim Glouz présentent une panoplie d’articles de verre soufflé. Des verres, des bouteilles, des plateaux, des vases aux formes diverses parfois excentriques et aux couleurs les plus variées sont le fruit d’un travail artisanal nécessitant la maîtrise d’une technique ancestrale. M. Mohamed El Hédi ne cache pas sa satisfaction: “Notre produit est demandé par beaucoup de Tunisiens. Nos concitoyens sont aujourd’hui de plus en plus exigeants sur la qualité. Certains nous dictent d’avance la forme et la couleur de l’article. Le verre soufflé reste un secteur porteur”, dit-il. A quelques mètres plus loin, Faïçal Ajmi et Faouzi Boughammoura exposent des tapis de Sidi Bouzid. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com