Le président et le ministre de la défense opposés à un retrait des troupes U.S.





Le Quotidien-Agences Le président et le ministre de la défense irakiens ont affirmé hier leur opposition à un retrait immédiat des troupes étrangères d'Irak. ‘‘Ce serait un non-sens total de demander aux troupes de partir au milieu de ce chaos et ce vide de pouvoir (...) à la fin de l'année, je crois que nous pourrons voir une réduction des troupes étrangères'', a dit le président Ghazi Al-Yaouar au cours d'une conférence de presse. Le ministre de la défense Hazem Chaalane a lui aussi jugé périlleux un retrait immédiat des forces américaines. ‘‘Le retrait des troupes américaines aujourd'hui serait très dangereux. Les forces américaines ne peuvent quitter l'Irak maintenant. Elles quitteront quand la sécurité sera stabilisée, que nous disposerons d'une armée et d'une police fortes'', a-t-il expliqué au cours de la même conférence de presse. Interrogé sur un calendrier de retrait des forces étrangères, le chef de l'Etat a répondu: ''Il ne peut y avoir de calendrier. Cela dépend des circonstances''. Le retrait des troupes étrangères est réclamé notamment par le comité des oulémas musulmans, la principale organisation religieuse sunnite. Lors d'une rencontre avec des diplomates américains le mois dernier, les représentants du comité avaient demandé un calendrier de retrait comme condition à une levée de leur boycottage. Pour sa part, le chef d'état major de l'armée irakienne a réaffirmé que les forces étrangères pourraient quitter les villes irakiennes d'ici un an. ‘‘Dans six mois, ou peut-être à la fin de l'année, la construction de l'armée irakienne sera terminée et nos forces seront capables d'assurer la sécurité. Alors, la force multinationale pourra quitter les villes mais pas l'Irak'', a déclaré à la presse le général Abdel Hamid Zibari Babaqer.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com