Le nouveau chef de la diplomatie US annonce la couleur : L’occupation de l’Irak se poursuivra





Les Etats-Unis souhaitent voir la communauté internationale «s'unir» pour aider l'Irak après les élections de dimanche, et se refusent à penser en termes de «stratégie de sortie», a déclaré la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. Le Quotidien-Agences «Je ne pense pas que nous devions parler de stratégie de sortie», mais au contraire renforcer le soutien international à ce pays pour l'aider à consolider les acquis de ce premier scrutin libre depuis près d'un demi-siècle, a-t-elle déclaré dans un entretien aux agences de presse AFP et Reuters. Rice a indiqué que ce serait l'un de ses messages lors de la tournée d'une semaine qu'elle entame aujourd’hui dans huit pays d'Europe (Grande-Bretagne, Allemagne, Pologne, Turquie, Italie, France, Belgique, Luxembourg) ainsi qu'en Israël et en Cisjordanie. La chef de la diplomatie américaine a estimé que la mobilisation des Irakiens pour l'élection devait inciter à «s'unir en faveur d'un Irak qui soit stable, qui ne soit plus une menace». «Je pense réellement que ces élections, et ce que le peuple irakien a démontré à cette occasion, donnent à la communauté internationale une nouvelle opportunité de se rassembler pour les aider», a-t-elle déclaré. «Je pense que nous devons nous demander ce que nous pouvons faire, le plus vite possible, pour que les Irakiens puissent être auto-suffisants et leur apporter le soutien dont ils ont besoin pour bâtir un pays stable et démocratique», a-t-elle ajouté. Alors que les quelque 150.000 soldats américains présents en Irak font toujours face à une situation difficile, elle a laissé entendre qu'elle ne s'attendait pas à des revirements spectaculaires de la part de pays comme la France et l'Allemagne qui se sont opposés à la guerre et refusent d'envoyer des troupes. Toutefois il y a au sein de la communauté internationale «une évolution continue pour aider davantage les Irakiens et je pense que cela va se poursuivre», a estimé la nouvelle secrétaire d'Etat qui a succédé à Colin Powell la semaine dernière. * Appel à l’Europe Rice a également souhaité que l'Europe et les Etats-Unis, dont les relations se sont refroidies avec la guerre en Irak, puissent désormais «s'unir autour d'un programme commun pour les années qui viennent». Ce programme, a-t-elle dit, doit être centré sur la promotion de la liberté et de la démocratie, la lutte contre la dissémination des armes de destruction massive et le combat contre le terrorisme, thèmes de prédilection du président George W. Bush. Rice a également déclaré «apprécier» les efforts des Européens pour amener l'Iran, par la voie diplomatique, à renoncer à toute ambition nucléaire militaire. Elle a toutefois indiqué que Washington ne renonçait pas à la menace de chercher à traduire Téhéran devant le Conseil de sécurité de l'Onu en cas d'échec des négociations avec les Européens. Elle s'est également félicitée du «bon dialogue» avec l'Union européenne sur la question épineuse de la levée de l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine, qui inquiète Washington, et s'est refusée à «spéculer» sur d'éventuelles mesures de rétorsion américaines. Mais «il faut faire attention à ne pas envoyer un mauvais signal (à la Chine) en matière de droits de l'homme, et bien sûr nous avons aussi des inquiétudes sur les implications militaires et stratégiques» d'une levée de cet embargo, a ajouté Mme Rice. La secrétaire d'Etat a également salué les progrès faits par les Palestiniens, après l'élection de leur nouveau président Mahmoud Abbas début janvier, pour reprendre en main leurs services de sécurité. «Nous avons un contexte certainement plus porteur qu'il y a quelques mois» pour relancer un processus de paix israélo-palestinien, a-t-elle estimé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com