Congrès maghrébin d’urologie : L’incontinence urinaire n’est plus qu’un mauvais souvenir





Désormais l’incontinence urinaire chez la femme ne sera plus qu’un mauvais souvenir. L'intervention chirurgicale d’une quinzaine de minutes et a fortiori prise en charge par la sécurité sociale permettra de corriger à vie le problème. Tunis-Le Quotidien Le 1er Congrès maghrébin d’urologie a démarré hier à l’hôtel El Mechtel. Ses travaux qui se poursuivent aujourd’hui et demain ont permis aux congressistes tunisiens et arabes de se familiariser avec les nouvelles techniques chirurgicales dont notamment le traitement de l’incontinence urinaire chez la femme. Dr Maher Ben Tiba, urologue et S.G. adjoint de la société tunisienne d’urologie (STU) explique : «Cette rencontre a permis l’échange d’expériences en matière de chirurgie urologique, avec les pays maghrébins et européens». M. Jean de Laval, professeur à l’hôpital de Liège présentera une nouvelle technique pour le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire chez la femme. Le principe de cette technique est simple. Elle consiste à mettre en place une bandelette synthétique sous l’urètre de la femme par voie vaginale. Cet accessoire va ainsi exercer une pression uretrale suffisante, empêchant ainsi les fuites d’urine à l’effort». Dr Ben Tiba explique que cette technique mini-invasive se fait sous anesthésie loco-régionale et ne nécessite qu’une petite incision et une hospitalisation d’une journée. La durée de l’intervention est d’une demi-heure. Les résultats de cette technique sont satisfaisants et résorbent le problème définitivement. L’unique inconvénient de cette technique réside dans le coût relativement élevé de la bandelette. Il se situe actuellement autour de 600 dinars. L’opération ainsi que l’accessoire en question sont pris en charge par la sécurité sociale. Le Dr Nabil Ben Sorba, chirurgien urologue au Centre hospitalo-universitaire de Sahloul à Sousse et membre de la STU explique, pour sa part, que les médecins tunisiens sont actuellement opérationnels pour effectuer ce genre d’intervention dans les meilleures conditions. Il ajoute : «Des techniques similaires existaient en Tunisie depuis près de 5 années mais les recherches du professeur Laval ont permis d’améliorer sensiblement cette technique. Quid pour l’homme ? L’incontinence urinaire chez ce dernier est-elle traitée de la même manière ? Dr Ben Sorba affirme que l’incontinence chez l’homme est traitée d’une manière différente. Elle nécessite l’implantation d’un sphincter artificiel dont le coût est très élevé (5.000 dinars). Ce dernier n’est pas pris en charge pour le moment par la sécurité sociale. D’autres techniques méritent une plus large diffusion en Tunisie dont la prostatotechtomie radicale (ablation de la prostate par voie chirurgicale). Ce genre d’intervention nécessite un diagnostic précoce qui demeure toutefois le problème majeur en Tunisie. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com