Irak : Plus de 30 morts, doutes sur la prochaine libération de l’Italienne





Plus de 30 personnes principalement des policiers ont été tuées hier en Irak , dont les deux fils d'un homme politique, alors que la principale association religieuse sunnite, le Comité des oulémas, mettait en doute la promesse des ravisseurs de libérer rapidement la journaliste italienne. Le Quotidien-Agences Quinze Irakiens ont été tués et 13 autres blessés dans une attaque-suicide perpétrée devant une base de l'armée à Bagdad. "Deux soldats et 13 civils qui venaient s'enrôler dans l'armée ont été tués et 13 autres civils ont été blessés dans l'attaque", a déclaré un responsable du ministère de l'Intérieur, sous le couvert de l'anonymat. Toujours à Bagdad ,les deux fils de Mithal Al-Alloussi, un partisan de la normalisation avec Israël, ont été tués dans une attaque à l'arme automatique contre sa voiture à Bagdad. "Mes deux fils sont morts, ainsi que mon garde du corps, dans des tirs contre ma voiture près de ma maison", a déclaré Alloussi, 52 ans. "J'étais la cible de l'attaque, il n'y a aucun doute à ce sujet", a-t-il ajouté. Alloussi, un ancien collaborateur sunnite du chef du Congrès national irakien (CNI) Ahmad Chalabi et candidat aux élections du 30 janvier, avait déjà échappé à deux tentatives d'assassinat à Bagdad en janvier. "Il y a des gens qui, tous les jours, au nom de l'islam ou du parti Baâth, tuent ceux qui veulent un Irak libre", a dit Alloussi, premier homme politique irakien à visiter Israël, ce qui lui a valu d'être écarté du CNI. Au nord de Bagdad, quatre Irakiens ont été tués et sept autres, dont trois femmes, blessés dans l'explosion de trois bombes artisanales dans la province de Salaheddine, alors que le groupe radical Ansar al-Sunna, lié à Al-Qaïda, a annoncé avoir assassiné un Irakien, l'accusant de travailler pour les forces américaines en Irak. A Mossoul, deux membres du part démocratique du Kurdistan ont été tués par balles et deux civils qui ne sont pas arrêtés à un barrage de l’armée irakienne ont été tués près de Baiji. * Doute Concernant les otages, le comité des oulémas a douché les espoirs d'une libération rapide de la journaliste italienne après celle de quatre ingénieurs égyptiens. Les ravisseurs de Giuliana Sgrena, l'Organisation du jihad, ont indiqué dans un communiqué publié lundi sur internet qu'ils relâcheraient la journaliste "dans les prochains jours". "En réponse à l'appel du Comité des oulémas, nous, membres de l'Organisation du jihad, allons relâcher la captive italienne dans les prochains jours", selon un communiqué du groupe publié sur internet mais dont l'authenticité ne peut être vérifiée. Mais la principale association religieuse sunnite d'Irak s'est démarquée de ce communiqué, affirmant que "les ravisseurs ne sont pas connus en Irak et ce nom peut être celui de n'importe qui". Il s'agit d'un "complot visant à entacher la réputation du Comité et à lui imputer une responsabilité dans les enlèvements". "Si ce groupe respectait vraiment notre point de vue, il aurait répondu à l'appel lancé (à la mi-janvier) et demandant de mettre un terme à tous les enlèvements", a déclaré le porte-parole du Comité, Omar Ragheb. Ceci étant, un groupe militant irakien a affirmé mardi sur un site internet qu'il avait exécuté l'otage italienne Giuliana Sgrena pour avoir espionné "les saints combattants". Toutefois, cette déclaration émane d'un groupe différent de celui qui avait revendiqué auparavant l'enlèvement de la journaliste italienne. Il était impossible de vérifier l'authenticité de ce communiqué. Le quotidien italien «Il Manifesto» a estimé pour sa part que l’annonce de son exécution n’était «pas fiable». ______________________ Arrestation d’un parent de Saddam Le Quotidien-Agences Les forces de sécurité irakiennes ont arrêté un proche de l’ancien président Saddam Husseïn, accusé de «financer et d’armer des Résistants», a indiqué hier un communiqué du gouvernement irakien. «Les forces de sécurité ont arrêté le terroriste Bachir Matar Al-Tikriti dans la ville d’Al-Charqat (au nord de Bagdad) le 13 janvier, après avoir reçu des informations sur une activité douteuse qui avait lieu dans une maison près de la ville», selon ce texte. «Bachir Matar est l’un des parents de Saddam Husseïn et avait des liens étroits avec les services de l’ancien régime. Il est soupçonné d’avoir aidé à cacher des responsables de l’ancien régime, dont Qoussaï Saddam Husseïn», ajoute le communiqué. «En plus, des informations données par des habitants ont révélé que Bachir finançait et armait des Résistants».


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com