Sauvegarde du patrimoine : Pour une meilleure implication des privés





La ville de Tunis et l’Association de sauvegarde de la Médina organisent depuis hier un colloque international portant sur les “villes de l’Afrique et du Moyen-Orient classées dans la liste du Patrimoine mondial”. Ce colloque qui s’inscrit dans le programme d’action de l’Organisation des villes du Patrimoine mondial a pour objectif de présenter et discuter des études et des thèmes liés à la problématique du classement et du déclassement des villes historiques. Tunis - Le Quotidien Treize (13) pays d’Afrique et du Moyen-Orient sont aujourd’hui inscrits sur la liste de l’Organisation des villes du Patrimoine mondial (OVPM). Trente-trois (33) villes originaires de ces pays ont été ainsi désignées “villes du patrimoine de l’humanité” de pars l’importance de leur patrimoine culturel, archéologique et humain. La Tunisie qui se présente comme l’un des pays les plus riches en terme du nombre de monuments et sites archéologiques dont elle dispose est présente déjà depuis 25 ans sur cette liste. En fait, lors de la session d’octobre 1979 du Comité de l’UNESCO- tenue à Luxor, en Egypte, trois nouvelles villes de la région du Maghreb et du Moyen Orient à savoir le Caire, Damas, et Tunis, ont été désignées villes historiques du monde et ont été inscrites sur cette prestigieuse liste du Patrimoine mondial. L’organisation de ce colloque s’inscrit en fait dans le cadre de la célébration du vingt-cinquième anniversaire de ce classement. Au menu de cette manifestation, l’un des thèmes principaux traite de la problématique du classement et de la sauvegarde des villes du Patrimoine mondial. Les interventions des représentants des organisations et institutions internationales (UNESCO, OVPM) ont été axées à cet effet sur les différents projets et plans d’actions menées dans ce sens. Entre autres, les réflexions ont porté sur des questions relatives aux opportunités que représente le classement des villes comme villes du patrimoine mondial ainsi que le rôle de prise en charge effectif de l’UNESCO et des autres institutions internationales pour la préservation de ces monuments et villes. * Les investisseurs privés en ligne A ce propos, Mme Saloua Dargouth, chercheur à l’Institut national du patrimoine (INP) a souligné que pour le cas de la Tunisie, l’INP s’est attelé durant 25 ans à mettre en œuvre une stratégie de gestion et de sauvegarde des monuments historiques à travers une approche raisonnée et critique qui appréhende la politique patrimoniale en Tunisie dans sa globalité. Par ailleurs, et outre les plans d’action mis en place pour la réhabilitation des monuments et des sites historiques, la responsable de l’INP a indiqué que des efforts sont de plus en plus orientés vers l’implication des investisseurs privés dans la démarche globale de promotion de notre patrimoine à travers l’intégration des monuments historiques dans la dynamique touristique et culturelle par le biais de la restauration et le réaménagement qui préservent leur cachet architectural. La conférencière cite à cet effet l’exemple de Dar Bach Hamba et celui de la cathédrale Saint Louis, devenus aujourd'hui deux monuments phares de l’activité culturelle et artistique de la ville de Tunis”. Le colloque qui prend fin aujourd’hui sera marqué par la signature d’une convention entre les pays concernés et qui annoncera la mise en œuvre d’un plan de coordination et d’assistance technique et financière pour la sauvegarde du patrimoine. Hassen Ghédiri


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com