“Djerba la douce” : L’île d’Ulysse, trait par trait…





Djerba, autrefois l’Ile d’Ulysse, continuait hier à charmer le monde entier par sa beauté enchanteresse. Aziza Mhirsi avec son exposition “Djerba la douce” nous a concocté quelques moments de bonheur en dévoilant le charme de cette île. Et qui peut rester indifférent face à cette beauté à savoir l’île de Lotos (lotus) comme l’appelait Ulysse? Aziza Mhirsi n’a pu résister et la voilà nous racontant l’histoire de cette passion via des toiles riches en couleurs et en émotions. “Djerba la douce” un voyage passionnant au cœur de cette île à travers son architecture particulière, ses habits traditionnels, ses beaux paysages et ses gens. Dès le premier tableau, Aziza Mhirsi annonce ses couleurs et canalise ses réflexions. “Nour” nous plonge directement dans le patrimoine vestimentaire de l’île de Djerba via les portraits de ses femmes enveloppées dans ce tissu blanc brodé en rouge qui fait l’originalité de Djerbiennes. Attentive, cette plasticienne scrute tous les détails pour les reproduire à sa manière. “L’éveil à Midoun”, “La rencontre”, “L’entraide”, “L’appréciation”, etc nous dévoilent les différents motifs de broderies d’ornements vestimentaires. Finement et avec une grande habileté, Aziza Mhirsi dessine sur ses toiles, assoiffées de couleurs et de formes, la vie quotidienne des Djerbiens. Dans cette vadrouille, l’artiste nous invite, via sa palette, à partager, avec trois portraits anonymes de femmes, le plaisir de récolter la moisson. Sous le soleil, les blés mûrs effectuent une danse collective racontant cette histoire d’amour entre la terre et le soleil. L’appel des tableaux et surtout l’appel de l’île de Djerba se poursuit pour nous renvoyer à une autre destination. Les “menzels” au milieu des plantations d’oliviers sont l’un des thèmes de prédilection de cette plasticienne. “Couple” et “Arcade et profondeur”, deux toiles qui mettent en exergue les spécificités de l’architecture des maisons à Djerba. Avec un coup de pinceau calculé, Aziza Mhirsi nous invite à visiter le chez soi des Djerbiens. Des coupoles et des corps de bâtiments cubiques d’une blancheur immaculée ont trouvé leur place dans les œuvres de Aziza Mhirsi. C’est dans les patios intérieurs de ces maisons que l’artiste nous introduit pour goûter au charme de cette vie dans “Djerba la douce”. Vingt tableaux, esquissant des bribes du vécu et mettant en exergue les spécificités de cette île, ornent depuis quelques jours la Galerie Yahia au Palmarium. L’exposition se poursuivra jusqu’à la mi-janvier 2005. Il y a beaucoup à voir. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com