Les jeunes et la reprise des cours : Un moral mi-figue «mi-raison»





Après deux semaines de repos et de vacances, les cours reprennent pour les élèves et les étudiants. Chose qui n’est pas facile ! L’essentiel pour la plupart de nos jeunes concitoyens, c’est de mettre les bouchées doubles car c’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Tunis — Le Quotidien La reprise est toujours difficile. Qu’elle soit dans le travail ou encore dans les études, elle vient mettre fin à une période de repos et de farniente. Certains se réjouissent à l’idée de retrouver leurs collègues et leurs camarades de classe, tandis que d’autres reprennent malgré eux. En tout cas, pour ce qui est des élèves, ils savent tous que les vacances sont finies et qu’il faut passer à une vitesse supérieure pour mieux négocier le deuxième trimestre. Amor Akremi a 18 ans. Il est élève en 2ème année secondaire et avoue qu’il n’a pas été très discipliné pendant le premier trimestre. «Mes parents m’ont confisqué la voiture durant les vacances quand ils ont découvert ma moyenne». C’est pourquoi la reprise est très importante pour notre interlocuteur. Il sait qu’il doit bosser après avoir passé un temps agréable. «Il me faut un moment de transition. C’est comme un rodage. Ensuite ça va !». Pour Nawfel Charni, les choses n’ont pas été non plus comme il le désirait lors du premier trimestre. «C’est lourd et c’est long, ce qui ne facilite pas ma tâche». Ce sont ces raisons qui font que la reprise pour Nawfel ne soit pas ordinaire. Il est en effet appelé à améliorer son niveau et à faire ses preuves. «Je dois concentrer mes efforts sur les notes qu’il faut absolument que j’améliore. En plus, le rythme du deuxième trimestre est accéléré et ce n’est pas du tout de la rigolade». Atef Laâbidi est plutôt l’exemple de l’élève appliqué qui arrive à établir l’équilibre entre divertissement et études. Il est conscient aussi qu’une reprise doit se faire dans les meilleures conditions pour assurer un bon rythme ensuite. «Le moral est bon. J’ai réussi mes devoirs du trimestre précédent et j’ai passé de bonnes vacances. D’ailleurs, je n’ai pas lâché mes cours. J’ai travaillé». Atef est candidat au bac et il a décidé dès le début de son année scolaire de prendre le taureau par les cornes. «Je n’ai pas le choix, je dois travailler dès le premier instant pour ne pas être surpris». Sa reprise est donc automatique et n’est qu’une suite d’un effort déjà en cours. Selma Sdiri qui est dans la même situation regrette cependant les vacances et ce pour un détail très important à son avis, «la grasse matinée». Elle s’est habituée durant quinze jours à se réveiller quand elle veut, sans aucune contrainte. «C’est le seul détail qui complique la reprise. Sinon, pour le reste, il faut qu’un jour les vacances prennent fin et on doit reprendre les cours. Au contraire, j’ai envie que le temps passe vite pour en finir avec le bac et sa pression !». M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com