U.G.E.T. : Les remous refont surface…





L’Union Générale des Etudiants de la Tunisie (UGET) qui s’apprête à célébrer son 52ème anniversaire le 5 février prochain vit actuellement au rythme de divergences profondes entre les trois courants ayant participé aux travaux du 24ème Congrès de la Centrale estudiantine. La pomme de discorde n’est autre que l'élargissement de l’Organisation et la dynamisation de son action... Tunis-Le Quotidien Toujours à la recherche d’une crédibilité perdue tant aux yeux de la gent estudiantine qu’au niveau des autres composantes de la société civile, l’UGET tiendra, en principe, son Congrès pendant les vacances d’été de l’année en cours. Et comme une année électorale pour le mouvement estudiantin est loin d’être un long fleuve tranquille, les remous ont commencé à pousser comme des mauvaises herbes. La crise sous-jacente entre le courant ayant pour chef de file, M. Ezzeddine Zaâtour, secrétaire général de l’Organisation et les deux autres tendances ayant retourné au bercail durant le 24ème Congrès après de nombreuses années d’«action parallèle», en l’occurrence le courant «indépendant» et les «syndicalistes radicaux», vient de refaire surface à la veille du 52ème anniversaire de l’UGET. Les «indépendants» et les «radicaux» appellent, haut et fort, le courant de M. Zaâtour, majoritaire au sein du Bureau exécutif et de la Commission administrative, à ouvrir les portes de l’Organisation aux diverses composantes du mouvement estudiantin afin que l’UGET retrouve son rayonnement d’antan et à davantage de transparence en matière de gestion des affaires administratives et financières. * Dialogue de sourds Les courants mécontents estiment que la Centrale estudiantine devrait se pencher davantage sur les préoccupations des étudiants tels l’hébergement universitaire, les repas, les bourses... et amorcer le débat au sujet de la réforme du système de l’enseignement supérieur. Les mécontents envisagent d’exercer plus de pression dans ce sens sur le groupe Zaâtour avant les élections des bureaux fédéraux, prévues pour février prochain, afin d’améliorer la représentativité de l’UGET au sein des 162 établissements universitaires et de «sortir du cercle vicieux de l’ingérence de certaines parties n’appartenant pas au mouvement estudiantin». Du côté de la tendance du secrétaire général, on estime que l’UGET, «qui est bien représentée au sein des universités et notamment au sein des grandes facultés, défend comme il se doit dans les limites de son champ d’intervention les étudiants et demeure toujours ouverte à tous les courants à l’exception de ceux qui ont porté préjudice à la réputationde l’Union et violé le règlement intérieur». Ce «dialogue de sourds» entre le clan Zaâtour et les deux autres courants, représentés au sein de l’UGET risque de connaître des rebondissements spectaculaires au cours des mois à venir... W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com