Peinture : L’Univers ardent de Yamina Layouni





Les toiles de Yamina Layouni qu’abritera à partir du 25 janvier El Teatro-Aire Libre, étonnent. Par la force et la vigueur, mais aussi par la poésie qu’elles dégagent. La peinture de Yamina Layouni est vraiment inclassable. Elle est à la fois hyperréaliste dans le souci du détail et dans le contraste des couleurs et des lumières, et surréaliste en ce sens qu’elle présente des thèmes inattendus et des associations insolites, parfois déroutantes à forte connotation onirique. certaines de ses toiles ont aussi un caractère symbolique qui transcende le réel par une vision tourmentée de la destinée humaine. Peintre figurative mais non académique, coloriste mais retenue et élégante, Yamina Layouni peint comme elle sent, librement, ou plutôt libérée de toute influence, s’exprime avec ses tripes, compose et recompose les éléments d’un monde qui est le sien propre, comme surgi des méandres de sa mémoire ou de ses rêves, un monde qui étonne par sa vigueur et sa force mais non dénué de poésie. La peinture de Yamina Layouni est inclassable parce qu’elle ne ressemble à aucune autre. On a beau chercher à lui trouver des affinité ou des ressemblances avec ce qui se fait aujourd’hui dans notre pays, sa démarche artistique est à nulle autre pareille. D’où son originalité, son intérêt. Yamina Layouni n’est pas à proprement parler autodidacte même si elle n’a pas fait d’études aux Beaux-Arts. Diplômée de l’ENA, haut fonctionnaire au Premier ministère où elle a fait toute sa carrière, cette femme responsable a toujours pratiqué le dessin et la peinture en amateur mais pas en dilettante, car elle considère l’art comme une activité primordiale. Si elle peint beaucoup, et surtout de grands formats qui lui permettent de donner libre cours à son imagination fougueuse et débordante, elle a relativement peu exposé. Ses travaux ne sont pas moins connus des critiques, des galeristes et des collectionneurs. Sa prochaine exposition se tiendra à partir du 25 janvier à la galerie Aire Libre à El Teatro avec près d’une vingtaine de toiles, en majorité de grand format. Elle exposera ensuite ses fresques avec un groupe de peintres allemands à l’Acropolium de Carthage. L’année 2005 commence donc pour elle sous les meilleurs auspices. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com