Raz-de-marée: L’Onu pousse à l’étude d’un système global d’alerte





L'Onu a appelé hier les participants à une réunion sur les petites îles, organisée à Maurice, à étudier la mise en place d'un système global d'alerte, pour anticiper des catastrophes, comme les raz-de-marée qui ont fait plus de 160.000 morts dans l'Océan indien fin décembre. Le Quotidien-Agences "Nous nous réunissons ici à Maurice en ce moment où des morts terribles et des destructions ont été causées par le tsunami en Asie il y a deux semaines", a déclaré le secrétaire général adjoint de l'Onu, Anwarul K. Chowdhury, lors de son discours d'ouverture de la conférence. L'appel de l'Onu "pour un système global d'alerte précoce mérite une attention particulière lors de cette conférence", a-t-il ajouté, expliquant que les petites îles étaient régulièrement confrontées à des désastres naturels. La réunion de Maurice, organisée par l'Onu tout au long de cette semaine, doit permettre "de décider des mesures qui peuvent être prises pour la mise en place d'un système global d'alerte précoce", a-t-il précisé devant la presse. Ensuite, la conférence des Nations unies sur la prévention des catastrophes, du 18 au 22 janvier à Kobé (Japon), sera "l'endroit approprié pour décider des détails de ce système", a-t-il poursuivi. "D'ici là, a-t-il ajouté, une mesure très simple peut être prise: la mise en place d'un réseau de tous les systèmes d'alerte précoce qui existent dans le monde pour, au moins, échanger les informations". "Des milliers de vie auraient pu être sauvées" si un tel système avait existé dans l'Océan Indien avant les raz-de-marée du 26 décembre, a-t-il souligné. Les raz-de-marée du mois dernier ont frappé quelques petits Etats insulaires en développement (PEID). Ils n'ont pas été les plus touchés en terme de victimes à travers le monde, mais ont subi des destructions massives. * Craintes Entre-temps après avoir promis des milliards de dollars d’aide aux victimes du raz-de-marée en Asie, les donateurs vont se voir rappeler hier à Genève qu’il existe d’autres crises humanitaires moins médiatisées, voire oubliées. L’ONU a rappelé aussi qu’«il y a autant de victimes anonymes en une années dans l’est du Congo et au Darfour qu’il y en aura dans les pays frappés par le Tsunami». «J’espère que le monde montrera autant de compassion pour ces victimes», a-t-il indiqué. Une inquiétude partagée par les agences humanitaires , qui craignent que l'immense élan de solidarité post-tsunami n’aboutisse à priver de fonds d’autres grandes causes. «Nous avons constaté au cours des dernières décennies que les tragédies très médiatisées monopolisent l’attention du public et des gouvernements, et en conséquence les fonds», reconnaît Susan Johnson, directrice des opérations à la fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com