Washington reconnaît l’insécurité en Irak à l’approche des élections : La Résistance sème le doute





• Un GI tué à Al-Anbar Quinze Irakiens et un soldat américain ont été tués dans les attaques de la Résistance à 18 jours des élections, alors qu'un diplomate américain a reconnu qu'il n'existait pas de système de sécurité parfait pour le scrutin du 30 janvier. Le Quotidien-Agences Un soldat de la 1ère force expéditionnaire des Marines a été tué alors qu'il participait à des opérations de sécurité et de stabilité dans la province d'Al-Anbar, selon l'armée américaine. Quatre corps carbonisés d'Irakiens ont été retrouvés dans une fourgonnette dans le quartier Jarf Al-Naddaf à Bagdad, où se sont déroulés des accrochages entre policiers et hommes armés, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Un groupe d'hommes armés a coupé la route à quatre fourgonnettes venant de Bassorah et transportant de nouvelles pièces de monnaie introduites en Irak. Les assaillants se sont emparés de l'une des fourgonnettes mais la police les a rattrapés et en a arrêté deux. Dans le quartier d'Al-Hourriya, dans le nord-ouest de Bagdad, quatre Irakiens dont un soldat ont été tués avant-hier soir par balles par des inconnus qui ont pris la fuite, toujours selon le ministère de l'Intérieur. A Baaqouba, le directeur adjoint des services municipaux a été assassiné hier par des hommes armés dans le quartier industriel de la ville, a-t-on appris auprès d'un témoin. Dans la région sunnite de Salahedinne, au nord de Bagdad, six personnes ont été tuées, dont deux soldats, et douze autres blessées dans diverses attaques. Selon le capitaine Mohammad Naji, un civil irakien a été tué et quatre ont été blessés lors d'échanges de tirs à Baïji, à 200 km au nord de Bagdad. A Doulouiyah, trois hommes ont été tués par des soldats irakiens qui ont ouvert le feu sur la voiture qui ne s'était pas arrêtée à un point de contrôle. En outre, un soldat irakien a été tué et quatre autres ont été blessés près de Samarra dans une attaque de la Résistance contre une patrouille de l'armée irakienne, selon le capitaine Mohamad Al-Issaoui. Un soldat a été tué et quatre autres ont été blessés dans l'explosion d'un engin au sud de Samarra. A Mossoul, une camionnette piégée a explosé à proximité d'un convoi militaire américain, sans faire de victimes parmi les soldats, a indiqué à l'AFP un officier supérieur. Aucune indication n'était disponible dans l'immédiat sur d'éventuelles victimes irakiennes. Toujours à Mossoul, deux soldats irakiens ont été tués et deux autres blessés hier dans une attaque à la voiture piégée dans le sud de la ville, a indiqué un communiqué militaire américain. A Bagdad, un parti irakien a affirmé hier que son chef Mithal Al-Alloussi, partisan de la normalisation des relations avec Israël, avait échappé à une tentative d'assassinat. Selon le PDNI, qui présente 25 candidats aux élections générales du 30 janvier, "il s'agit de la seconde tentative d'assassinat en deux semaines visant Alloussi", un chiite qui a effectué récemment un voyage en Israël. Enfin, un obus s'est écrasé avant-hier soir près du camp abritant quelque 600 soldats japonais à Samawa, dans le sud de l'Irak, sans faire de victime, ont indiqué un résident et le ministère japonais de la Défense. * Incertitude Dans ce contexte de violences, un diplomate américain a affirmé qu'"aucun système de sécurité n'est parfait. Ce que nous pouvons faire c'est de minimiser les risques et nous sommes confiants de pouvoir le faire" pour le scrutin. Pourtant, le gouvernement intérimaire irakien s'est dit déterminé à tenir les élections à la date prévue du 30 janvier tout en reconnaissant ouvertement que ce premier scrutin multipartite depuis un demi-siècle sera entaché d'imperfections. "Les élections ne seront pas exemplaires, ni organisées à 100%. Il y aura des problèmes mais nous pouvons les tenir parce que la majorité du peuple irakien le veut", a admis le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, dans un entretien publié mercredi par le journal gouvernemental égyptien Al Ahram. La veille, le Premier ministre intérimaire irakien Iyad Allaoui avait déclaré que le scrutin ne pourrait pas se tenir dans les régions où la guérilla est particulièrement active. "Il y a des poches qui ne participeront pas aux élections, mais elles ne sont pas larges", a déclaré Allaoui, allié des Américains. Il faisait vraisemblablement allusion à la province d'Al-Anbar et aux villes de Mossoul et de Samarra en proie à la violence. La possible absence de ces régions, à forte implantation sunnite, de la carte géographique électorale a alimenté les débats et plusieurs partis ont demandé le report du scrutin, comme le Parti islamique. L'influent Comité des oulémas musulmans a appelé au boycottage estimant impossible de tenir un scrutin "sous occupation américaine".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com