Al-Yaouar à Paris : Relancer les relations franco-irakiennes





Le Quotidien - Agences Le président intérimaire irakien Ghazi Al-Yaouar a entamé, hier à moins de trois semaines des législatives en Irak, une visite à Paris pour “relancer les relations” franco-irakiennes, et remercier la France, qui s’était opposée à la guerre, pour son soutien au processus politique. “C’est une visite hautement symbolique, le président veut relancer les relations, anciennes et profondes, entre Paris et Bagdad, et remercier le président Jacques Chirac pour avoir voté la résolution (1546 du Conseil de sécurité) transférant la souveraineté à notre pays”, explique-t-on dans l’entourage du président Al-Yaouar. “Nous le remerçions aussi pour l’annulation de 80% de la dette”, a-t-on ajouté de même source. Arrivé hier, vêtu d’une Abaya marron et or et la tête ceinte d’un turban blanc, Al-Yaouar doit être l’hôte à déjeuner aujourd’hui de Chirac à l’Elysée, après avoir été reçu par le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré. Demain après-midi, il rencontrera le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier. D’autres rencontres, qui n’ont pas été annoncées, devaient être programmées, le retour à Bagdad étant prévu pour samedi. Ce séjour intervient alors qu’une très vive inquiétude règne quant au sort de la journaliste française du quotidien Libération, Florence Aubénas, disparue depuis une semaine à Bagdad en compagnie de son interprète irakien Hussein Hanoun Al Saâdi. Cette question devrait être évoquée pendant la visite du président, précise-t-on dans la délégation irakienne. La visite du président intérimaire irakien avait été annulée à deux reprises, en septembre et en novembre dernier, en raison de la prise en otages des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, aujourd’hui libérés, mais aussi de déclarations jugées ”inamicales” du Premier intérimaire Iyad Allaoui à l’égard de Paris. Les violences qui secouent le pays avaient aussi été mises en avant. Hier Barnier a réaffirmé devant une délégation de 14 responsables politiques irakiens “l’engagement de la France à favoriser la pleine mise en œuvre du processus politique”, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Hervé Ladsous. Barnier a aussi rappelé la part prise par la France au Club de Paris sur l'allégement de la dette irakienne” et marqué sa disponibilité “à aider le peuple irakien à retrouver la maîtrise de son destin et à reconstruire son pays”.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com