Jardins d’enfants : Un nouveau cahier des charges pour combler les lacunes





En vue de réglementer davantage l’activité des jardins d’enfants et des établissements d’encadrement des enfants en bas âge, un nouveau cahier des charges est en phase d’élaboration pour en remplacer deux autres déjà existants et relevant de deux ministères qui chapeautent le secteur. Tunis - Le Quotidien Au cours d’une rencontre qui a eu lieu le 27 décembre au siège du ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées, les principaux intervenants dans le secteur des jardins d’enfants et des garderies ont passé en revue les principaux points relatifs au projet mis sur pied pour la restructuration et l’organisation de l’activité dans ces établissements d’encadrement des enfants en âge précoce. Parmi les chapitres qui ont suscité le débat figure notamment la mise en place d’un nouveau cahier des charges pour organiser davantage l’activité de plus de 2016 établissements spécialisés entre jardins d’enfants, garderies et écoles coraniques (Kottab). Ce point a été en fait placé au centre des réclamations exprimées par les représentants des jardins d’enfants en exercice. Ces derniers affirment avoir beaucoup de peine à se conformer une réglementation dispersée à travers deux cahiers des charges différents relevant de deux ministères qui chapeautent l’activité, à savoir le ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes Agées et le ministère de l’Education et de la Formation. Mme Najwa Haddad Sassi, présidente de la Chambre nationale des jardins d’enfants, souligne à ce propos que la présence de ces deux réglementations différentes et qui sont, à certains niveaux, tout à fait incohérentes, a compliqué davantage la situation, ce qui a offert à plusieurs parties ne répondant pas aux conditions régissant le secteur, les justificatifs nécessaires pour s’y introduire et offrir des prestations inappropriées. “L’unification du cahier des charges permettrait ainsi de créer une législation plus stricte, plus pointue et surtout plus claire et ciblée, ce qui va barrer le chemin devant les intrus à la profession”, affirme Mme Sassi. Toutefois, il convient de signaler que malgré l’augmentation du nombre des jardins d’enfants et des crèches, ces établissements ne couvrent qu’un peu plus de 20% des enfants en bas âge (3 à 6 ans) affirme la présidente de la Chambre nationale des jardins d’enfants. * Pratiques illicites Un autre dossier chaud concerne le prévalence de certaines activités antipédagogiques qui tendent à prendre de l’ampleur dans ces établissements. “Il faut intervenir dans l’immédiat pour couper court à certaines pratiques qui risquent d’être très graves pour l’avenir éducatif de l’enfant”, indique la responsable syndicale. Et d’ajouter que dans certains jardins d’enfants on n’hésite pas à donner des cours de français et même d’anglais à des petits enfants dont l’âge ne dépasse pas les 5 ans. Ces pratiques semblent néanmoins fasciner bon nombre de parents inconscients des dangers que présente ce genre d’éducation et n’hésitent pas à inscrire leurs enfants. “Il faut engager une étude quantitative et qualitative touchant les personnes qui opèrent dans le secteur car les intrus ne disposant pas du profit pédagogique adéquat ne cessent de se multiplier”, affirme la syndicale responsable. Soulignons enfin qu’en plus du cahier de charges actuellement en cours d’élaboration pour remédier à toutes ces lacunes, on envisage aussi la création de Comités de suivi et de contrôle permanent en vue de veiller à tous les aspects pédagogiques dans ces espaces d’encadrement des enfants en bas âge. Hassen Ghédiri


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com