Midani Ben Salah : Sisyphe, cet arabe qui souffre…





L’amour du verbe coule dans ses veines. Midani Ben Salah est resté fidèle à sa ligne d’écriture. Généreux, il se laisse aller avec sa plume… Avec lui, des fleuves d’émois coulent sur les pages blanches. «Fi rihab al moutawalli» en témoigne. La deuxième édition de cet ancien-nouveau recueil de poèmes vient de paraître sur le marché il y a quelques jours. «Fi rihab al-moutawalli» porte les prémices d’une expérience soufie qui a marqué son parcours poétique. Dix poèmes composent ce recueil qui a croisé l’historique avec le vécu. La mère, la terre, la patrie et l’univers fusionnent dans ces lignes qui traduisent une amertume et une souffrance perpétuelles. Mosaïque de symboles et de mythes sont les textes poétiques de M. Ben Salah; Ssyphe, Ur, Tamouz, Achtar… se croisent racontant ces douleurs qui déchirent l’arabe aujourd’hui. Tout le monde connaît la légende de Sisyphe, condamné à faire rouler sur la pente d’une montagne un rocher mais Midani Ben Salah a choisi que Sisyphe soit le symbole de l’échec du citoyen arabe aujourd’hui. Dans ce texte poétique intitulé «Le discours du rocher» notre poète a choisi de partir de la mythologie pour parvenir au quotidien et poser la question sur le rôle de l’intellectuel dans la compréhension des causes de l’échec du Monde arabe mais surtout dans la recherche des mécanismes capables de faire évoluer ce monde déchiré par les paradoxes. * L’Irak, la blessure La guerre contre l’Irak a plongé le poète dans l’histoire splendide de cette terre et le voilà dans «le discours de la mer» revisitant l’ancienne Mésopotamie, berceau des civilisations de Sumer, d’Akkad, de Balylone et de l’Assyrie. A la lumière de cette histoire, Midani Ben Salah essaye de relire l’histoire arabe contemporaine. «Le discours de la mer» n’est que le discours de l’Irak blessé… l’hémorragie continue et Midani Ben Salah se réfugie dans la poésie à la recherche des valeurs perdues d’une gloire avortée… La palmier marque sa présence dans ses textes. Il y a de quoi! C’est le symbole de la résistance et de l’attachement à la terre. Le palmier, arbre sacré cité à maintes reprises dans le Coran, a inspiré au poète un discours soufi. Natif de Nefta, Midani Ben Salah creuse dans la culture arabo-musulmane à la recherche des réponses à des interrogations qui l’ont bouleversée. A lire. Imen Abderrahmani


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com