Entre Washington et Berlin : L’intérêt à coopérer l’a emporté sur la brouille





Le président américain George W. Bush fera étape en Allemagne en février, pour le premier voyage en Europe de son deuxième mandat, signe que la brouille avec Berlin sur l'Irak est dépassée et que les deux pays voient un intérêt mutuel à coopérer sur les grands dossiers internationaux. Le Quotidien-Agences "On voit des deux côtés qu'on ne peut se permettre une confrontation majeure. La phase actuelle est au pragmatisme, les Etats-Unis tendent la main. Côté allemand, on ne veut pas mettre du sel sur les plaies, et l'Irak est considéré comme un enjeu de sécurité pour l'Europe entière", souligne Ulrike Guerot de l'Institut German Marshall Fund. En cas d'échec de la démocratisation et de déflagration majeure en Irak, "des missiles toucheraient l'Europe plus que l'Ohio", relève-t-elle, qui cite aussi des répercussions possibles en matière d'immigration. Le président George W. Bush a choisi de rencontrer à Mayence (ouest de l'Allemagne) le chancelier Gerhard Schroeder, le 23 février, entre une étape à Bruxelles et un sommet avec le président Vladimir Poutine à Bratislava. Berlin n'a pas caché sa grande satisfaction. Selon des sources gouvernementales, le développement des relations avec Washington est en 2005 une priorité de la politique étrangère allemande, juste après l'intégration européenne. L'Allemagne a accueilli favorablement les nominations de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et de son adjoint Robert Zoellick, considérés à Berlin comme de bons connaisseurs de l'Europe et de fermes défenseurs des relations transatlantiques. "La compétence professionnelle, plus que l'idéologie", est désormais requise au secrétariat d'Etat, ce qui permet d'espérer une coopération pragmatique, relève-t-on à Berlin. Berlin semble espérer des évolutions positives dans la politique étrangère américaine, au début du second mandat de George Bush. On se félicite ainsi d'un engagement plus fort des Américains au Proche-Orient, point fort de la diplomatie allemande. Sur le dossier nucléaire iranien, l'Allemagne observe aussi que les Etats-Unis, bien que sceptiques sur les efforts de négociations des Européens, sont apparemment disposés à les soutenir tant qu'ils ont des perspectives de succès.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com