«Pas d’alternative» à la négociation avec l’Iran





Le Quotidien-Agences Il n’y a «pas d’alternative» à la politique de négociation pour forcer Téhéran à renoncer à l’arme nucléaire, a estimé hier à Moscou le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier, alors que Washington se refuse à exclure un recours à la force contre l’Iran. «Les Américains sont informés régulièrement» de l’état des négociations menées «en toute transparence et en bonne intelligence avec 22 partenaires européens et avec la Russie» pour faire accepter à Téhéran une suspension à long terme de ses activités relatives au carburant nucléaire, a dit Barnier, lors d’un point de presse avec son homologue Serguei Lavrov et les ministres de la Défense des deux pays Michèle Alliot-Marie et Serguei Ivanov. «C’est une coopération qui est fragile et nous gardons les yeux grands ouverts. Mais il n’y a pas d’alternative» à la politique de négociations avec l’Iran, a-t-il ajouté. «Nous informons les Etats-Unis qui ont marqué du scepticisme» face à cette politique, a ajouté Barnier, soulignant également qu’il fallait «que l’Iran abandonne l’arme nucléaire». Cette semaine encore, le président américain George W. Bush a indiqué que l’option militaire n’était pas écartée si les Etats-Unis ne parvenaient pas à persuader l’Iran d’abandonner son programme nucléaire militaire supposé. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a tenté hier de calmer le jeu sur la question iranienne, en affirmant que le président américain George W. Bush était en faveur d’une «approche diplomatique». Bien que les Etats-Unis se refusent à exclure un recours à la force contre l’Iran, montré du doigt pour son programme nucléaire, Straw a estimé que ce scénario était peu probable.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com