La police palestinienne reprend le contrôle du nord de Gaza : Mission sous haute tension

Des centaines de policiers palestiniens armés ont commencé hier leurs inspections de véhicules dans le nord de la bande de Gaza afin d’empêcher des militants d’attaquer Israël, qui menace d’une offensive militaire en cas d’échec de cette mission. Le Quotidien - Agences Les responsables israéliens ont donné avant-hier leur feu vert au redéploiement de forces palestiniennes dans la bande de Gaza, afin que celles-ci tentent de mettre fin aux tirs de roquettes vers le sud d’Israël. En conséquence, les policiers palestiniens avaient commencé leur déploiement jeudi après-midi. Pour la première fois depuis plusieurs années, les policiers palestiniens ont ainsi commencé hier à contrôler des voitures dans le nord de la bande de Gaza, près d’Erez, principal point de passage avec Israël, ainsi qu’à Karni un autre point de passage, plus au sud. Aux termes de l’accord conclu avec Israël, 2.500 policiers palestiniens devraient se déployer dans l’ensemble de la bande de Gaza, principalement dans les zones proches de la ligne de démarcation avec l’Etat juif, ont indiqué des responsables palestiniens. Des responsables des services de sécurité palestiniens ont indiqué qu’ils avaient montré à leurs homologues israéliens une carte précisant où ils comptaient déployer leurs hommes aujourd’hui Parmi les secteurs où les policiers ont commencé à prendre position figure Beit Lahiya, bastion du Hamas, le principal mouvement islamiste palestinien, responsable de la plupart des tirs de roquettes sur Israël. “Notre mission est de protéger la population et d’assurer la sécurité dans le nord de la bande de Gaza”, a affirmé à l’AFP Ismaïl Dahdouh, commandant d’une unité de la la sécurité nationale Interrogé sur la réaction des forces de l’ordre si un militant tentait de tirer une roquette, il a exprimé l’espoir de parvenir à “un arrangement” car, a-t-il dit, “nous ne voulons pas d’affrontements”. Selon des responsables des services de sécurité, tous ceux qui seront soupçonnés de vouloir lancer une attaque contre Israël seront arrêtés, bien que Abbas se soit engagé à éviter toute “guerre civile”. * Israël menace Le vice-ministre de la Défense Zeev Boïm a pour sa part prévenu qu’Israël “frappera très durement” si les Palestiniens reprennent leurs tirs. “Nos forces dans la bande de Gaza sont en état d’alerte, elles ont reçu des instructions très claires de recommencer à frapper si les tirs de roquettes et d’obus de mortier continuent, et si c’est le cas nous frapperons très durement”, a-t-il dit. Tout en acceptant une reprise mercredi des contacts sécuritaires avec l’Autorité palestinienne, le cabinet israélien a donné son accord de principe à une opération de grande envergure dans la bande de Gaza si les attaques palestiniennes se poursuivaient. Israël avait gelé ces contacts le 13 janvier après une attaque qui avait coûté la vie à six Israéliens dans la bande de Gaza. Abbas, qui se trouvait hier à Gaza, a entamé hier soir des négociations avec les groupes armés, dont le Hamas et le Jihad islamique, pour tenter de les convaincre de cesser leurs attaques. «La mission des forces déployées à Gaza est de protéger nos frontières et nos localités contre toute agression», a affirmé Abbas après avoir participé à une prière à Gaza. Par ailleurs, les autorités israéliennes ont rouvert le terminal de Rafah (sud de la bande de Gaza), fermé depuis six semaines à la suite d’un attentat sanglant. Plusieurs milliers de Palestiniens étaient bloqués du côté égyptien de la frontière depuis la fermeture de ce terminal. En Israël, une adolescente de 17 ans, grièvement blessée à Sdérot (sud d’Israël) le 15 janvier par l’explosion d’une roquette palestinienne, est décédée vendredi, selon des sources médicales. __________________ Pérès «impressionné» Le numéro deux du gouvernement israélien, Shimon Pérès, s’est félicité hier de l’action du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. «Les premiers pas d’Abou Mazen sont vraiment impressionnants. Non seulement dans ses discours, mais aussi sur le terrain», a affirmé Pérès à la radio publique.«C’est mieux que prévu, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de problème (…), reste désormais à espérer que cette action va se prolonger», a ajouté Pérès.Il s’est également déclaré partisan d’un «allégement» du blocus imposé par Israël sur les territoires palestiniens qui, selon lui, devrait se traduire notamment par une «réduction du nombre de barrages routiers». Des hauts responsables cités par la radio publique ont également exprimé hier leur satisfaction après le début du déploiement de policiers palestiniens dans le nord de la Bande de Gaza.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com