Assurances crédits commerciaux/ Les patrons s’expriment





Malgré ses avantages en matière de recouvrement des pertes définitives, l'assurance des crédits commerciaux reste encore peu sollicitée par les entreprises tunisiennes. Les experts précisent qu’il s’agit d’un manque d’information. Tunis-Le Quotidien Dans le cadre de son programme de sensibilisation, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT) a organisé, récemment, un séminaire ayant pour thème l'assurance des crédits commerciaux. Ce séminaire a pour objectif de vulgariser les formalités relatives aux opérations de commerce et d’exportation et les moyens mis à la disposition des opérateurs. L’assurance des crédits commerciaux est, en effet, un moyen de couvrir les pertes définitives, des créances dues à l’insolvabilité des clients, en cas de redressement ou de liquidation judiciaires, cessation d’activité ou de règlement amiables… Lorsque la créance non contestée ne peut être récupérée après un certain délai, l’assurance doit porter sur l’ensemble ou sur une partie significative de l’activité de l’assuré et ne concerne pas les crédits consentis à des particuliers ou à l’administration. Malgré ses avantages, l’assurance des crédits commerciaux reste encore peu utilisée par les entreprises tunisiennes qui demeurent peu informées en la matière. M. Habib Daldoul, PDG de la Compagnie Tunisienne pour l’assurance du commerce extérieur (COTUNACE), précise à ce propos que les entreprises exportatrices tunisiennes n’utilisent ce service que par obligation, lorsque les banques les obligent, ou lorsqu’elles ont peur des risques grandioses des marchés étrangers. M. Daldoul ajoute que l’assurance des crédits commerciaux est très mal connue auprès des entreprises. De même, M. Slim Kochlef, directeur administratif et financier de la société «Magriplast», souligne que les entreprises ne recourent à ce genre de service que lorsqu’il s’agit de projets à haut risque. Pour sa part, M. Mourad Saïed, directeur général de «Assur-crédit», note que cette société créée en 2002 et qui a été chargée de l’assurance du risque de crédit au niveau du marché local, possède aujourd’hui 48 contrats, ce qui est très encourageant pour son avenir M. Saïed estime, en outre, qu’après la multiplication des efforts de communication avec les entreprises, ces derniers seraient plus conscients de l’importance de ce service et viendraient le chercher. Mohamed zghal


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com