«Des Dieux et des Hommes»/ Entre rêves et mystères





«Des Dieux et des Hommes», une histoire pleine de rêves et de mystères sur la création du cosmos, sur la naissance de la vie et… de l’humanité. Phaéton, Narcisse, Echo, Erysichthon et d’autres personnages ont été là sur la scène du Centre National des arts de la marionnette pour nous raconter l’histoire de la naissance de l’univers à travers des mythologies qui ont bercé notre imaginaire. «Des Dieux et des Hommes» est un voyage délicieux dans quatre histoires différentes dont les héros sont le Feu, l’Eau, la Terre et l’Air. Jouée en deux langues, l’arabe et l’allemand, cette pièce dont l’œuvre originale est «Métamorphoses», du poète latin Ovide, a ouvert devant le public les portes de l'imagination. Les moyens techniques se croisent, et le théâtre des marionnettes, celui d’objets et la comédie s’enchevêtrent pour mettre en relief ces histoires qui ont été à l’origine de la naissance de ce monde, selon Ovide. La mort de Phaéton, le fils de Hélios, le Dieu soleil, la malédiction prononcée par Cérès, la déesse des forêts et des champs contre Erysichthon qui a coupé tous les arbres et surtout l’arbre béni qui servirait comme logement aux nymphes, l’histoire de la nymphe Echo avec ce Narcisse, amoureux de lui… qui n’a cessé de se contempler dans l’eau… C’est dans ce cadre mythologique que nous avons vu naître cette fleur jaune-safran avec des pétales blancs: le narcisse. Ces histoires croisées se sont succédé dans une mise en scène fascinante pour souligner l’importance de mettre de l’ordre à cet univers. C’est avec le déluge que les Dieux décident d’anéantir la race humaine pour mettre fin à leur méchanceté. Deucalion et Pyrrha, les deux seuls vivants, âgés pour pouvoir avoir des enfants, demandent à la déesse Thémis de les aider… Par miracle, les pierres jetées par Deucalion se transforment en hommes et celles jetées par Pyrrha deviennent des femmes. C’est ainsi que la race humaine continue à exister… Ces questions existentielles, les rêves éternels de l’homme, ses désirs, ses malheurs et ses bonheurs ont été posés dans cette coproduction entre le Centre National des Arts Dramatiques et Scéniques du Kef et Theater Junge Generation de Dresden qui a ouvert devant les comédiens tunisiens et allemands de nouveaux horizons. Mention spéciale à Wahid Achour, Inka Arlt, Radhouane Hanoudi et Dirk Neumann qui ont excellé et qui ont été mi-dieux, mi-hommes. Imen abderrahmani


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com