Mehdi Amine/ «Il faut se faire à ce phénomène de starification»





«Je pars pour le Liban pour faire connaître mes chansons à l’étranger. Les stars arabes viennent en Tunisie alors pourquoi le contraire ne se produit pas? Je compte faire mon nouvel album «Hassilou» qui porte un titre tunisien. Nous avons une bonne image dans le monde arabe parce que nos chansons se font à partir de recherches. Concernant le phénomène de starification à travers les médias, je n’en vois aucun inconvénient. Je ne suis ni pour ni contre. Cela informe du pouvoir de ces chaînes qui modèlent le goût du public. D’autre part des entreprises de production notamment libanaises et égyptiennes construisent les stars tel un puzzle: morceau par morceau. On ne peut pas passer son temps à rouspéter. Il faut travailler, donner un plus. Aujourd’hui, l’artiste dont l’album ne perce pas est délaissé: c’est la règle du jeu. Il faut l’appréhender et s’y faire. En Tunisie, soit on est chanteur, soit footballeur pour ramasser le maximum d’argent: une idée reçue qui commence à résonner dans les esprits. Je me rappelle bien, en 1993 quand j’étais au conservatoire d’Ariana, il n’y avait presque pas de conservatoires privés. Actuellement, leur nombre se multiplie. C’est un bon signe, car personne ne peut nier le rôle de l’art pour aiguiser les goûts». M.B.G.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com