Billet/ Vive le Jazz !





En sillonnant certains des nombreux espaces de vente de cassettes ou de CD, les amateurs du Jazz n’auront pas assez de peine pour trouver les tubes des grands noms du jazz, comme Miles Davis, John Coltrane, John Lee Hooker, Billie Holliday et même ceux d’entre eux, qui ont eu l’occasion d’animer des concerts en Tunisie, à l’instar de De De Bridgewater, Carmen Breedford entre autres. Pour peu surprenant que cela puisse paraître, ce genre musical est sollicité et prisé par les seuls mélomanes du troisième âge, pour la plupart, des sexagénaires et des septuagénaires, qui restent attachés à leur bon vieux temps. Et pourtant et ouverture aux autres cultures oblige, la promotion du jazz occupe une place sacrée dans la stratégie d’animation culturelle des zones touristiques en Tunisie. En témoignent le festival de jazz de Tabarka auquel, prennent part, chaque année, de nombreuses stars de ce genre musical, mais aussi le Festival de la World-Music, pendant lequel, d’autres divas livrent également des concerts. Aux côtés de ces manifestations devenues une tradition d’animations en Tunisie, d’autres espaces accueillent de temps à autres des grands compositeurs et des musiciens de renommée qui restent mordus du Jazz. Mais l’interrogation principale qui s’impose d’elle-même, est la suivante : comment intéresser et fidéliser le public jeune à ce genre musical et donner plus d’envergure aux concerts et aux grandes manifestations du jazz ? Cette question mérite une large réflexion, d’autant plus que la Tunisie dispose de nombreux instituts de musique où on initie les jeunes à certains des instruments musicaux les plus anciens. Il va falloir désormais inscrire le jazz au programme d’enseignement de ces instituts, pour, à la fois, créer de jeunes stars du jazz qui assureront la relève des «Jazzmen» de la place, comme Faouzi Chékili, Hichem Himrit entre autres. Cette initiative peut être considérée comme un moyen de promotion de festivals spécialisés, à l’instar du Festival de Jazz de Tabarka, du Festival du Raï, dans d’autres régions, et grossomodo, du tourisme culturel. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com