3 Questions à …M. Ghlem Debbache: «L’emploi des ingénieurs ne pose pas de problèmes»





M. Ghlem Debbache, président du Conseil de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (COIT) et député RCD, pense que les ingénieurs participent à l’animation du débat politique à travers les associations, lesquelles ouvrent les horizons à une contribution active à la chose politique. • Le Quotidien : Les ingénieurs commencent à avoir des difficultés en matière d’emploi. S’agit-il d’une inadéquation entre le nombre des diplômés et les besoins du marché de l’emploi? - M. Ghlem Debbache : A vrai dire, nous n’avons pas un problème d’emploi. Les offres additionnelles d’emploi concernent les différentes spécialités. Il est vrai que les ingénieurs en agronomie rencontrent certaines difficultés. Mais le Conseil de l’Ordre tente toujours autant que faire se peut de les orienter. Dans le domaine des nouvelles technologies, les offres d’emploi se font de plus en plus nombreuses. C’est pour cette raison que cette spécialité accueille mille ingénieurs environ annuellement. Avec la mise à niveau de l’industrie et de l’agriculture, les besoins du marché de l’emploi dépasseront le nombre des diplômés, vu que le taux d’encadrement au sein des entreprises tunisiennes demeure en-deçà des normes internationales, voire même inférieur à ceux de certains pays en voie de développement. • Quelle sera la contribution du COIT dans les préparatifs et le bon déroulement du Sommet mondial sur la société de l’information? - Le COIT est membre de la commission nationale chargée des préparatifs pour le SMSI dont la deuxième phase se tiendra à Tunis en 2005. De ce fait, on a pris part à toutes les rencontres préparatoires relations à la première phase tenue à Genève et on continuera de cravacher dur pour réussir la deuxième phase qui se tiendra dans nos murs. • Bien qu’ils soient classés parmi l’élite, les ingénieurs ne semblent pas intéressés par l’animation du débat politique? - Il est vrai que l’ingénieur participe d’une façon modérée à la vie politique. Cela revient essentiellement au fait que l’ingénieur participe massivement au développement économique et social du pays. Il est un élément moteur en matière de conception et d’exécution des grands projets d’infrastructure. Faut-il signaler, toutefois, que bon nombre d’ingénieurs participent à la vie politique d’une manière accrue par le biais des associations. Preuve en est : l’ingénieur assume beaucoup de responsabilités tant au niveau du gouvernement qu’au sein des différents partis politiques. Propos recueillis par Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com