Rencontres chorégraphiques de Carthage/ Envolées lyriques





On connaît bien «Allégorie Stanzo», une allégorie singulière où se sont empressés des solos, des duos et des tableaux d’un groupe cohérent et rompu à la technique d’Abou Lagraa. Le chorégraphe français revient pour la troisième fois consécutive, cette fois, avec un spectacle, «Cutting Flat», qui sera donné ce soir (20h00) au Théâtre Municipal. Ce qui se présente à nous ? C’est un enchevêtrement de corps qui s’attirent, se repoussent s’unissent intimement, lyriquement et se déchirent dans une danse âpre et exaltée. «Cutting Flat», une pièce pour dix danseurs auxquels on reconnaît les mouvements des poignets déliés, les chutes spectaculaires du hip hop et cette souplesse du bassin d’où part le mouvement d’une danse orientale. Le tout est mélangé à la rigueur chorégraphique d’une danse contemporaine basée sur un procédé filmique qui s’ajoute à la chorégraphie sans l’alourdir. * Relation du couple «La pièce aborde la relation du couple et la façon dont différentes personnes, venues d’horizons différents, vivent à plusieurs et en même temps isolés, dans un appartement imaginaire», prévient le chorégraphe. On apprend, dans la même foulée, que ce nouveau spectacle de la compagnie Baraka a, pour figures centrales, la spirale qui mettra, entre autres, les performances physiques du Tunisien Hafiz Dhaou et celles de Chloe Hernandez qui donnent à voir un duo dont «l’accouplement» se fait à la manière de deux spirales qui fusionnent l’une dans l’autre. Et pour chuchoter la donnée qui concernerait les intéressés, on dirait que la compagnie a élu pour domicile Tunis, pour préparer ce spectacle. C’était un septembre 2003, lorsque le centre ville subissait les dérèglements météorologiques générés par un orage cataclysmique. Quand on est artiste, on se fait à toutes les conditions, disons. Et c’est aussi bien au sens propre qu’au figuré. Quant au logement des danseurs, on apprend que Sihem Belkhodja la directrice des Journées chorégraphiques de Carthage leur a tout simplement cédé sa maison pour le mois. Comme quoi, et la phrase n’est pas à nous : «A Tunis, l’hospitalité n’est pas un vain mot». On la vit de pleine enjambée. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com